‹ Étude sur la condition de la mère en droit romain et en droit français ... [Microform]Chapitre 36 sur 280 · Dion Cassim L. V, ch. 2 in fine · texte numérisé non relu

Dion Cassim L. V, ch. 2 in fine

notre système se fonde sur plusieurs textes qui le corroborent singulièrement.

Dion Cassius raconte quelque part qu'après la mort de Drusus^et en manière de consolation, Livie sa mère fut inscrite au nombre des femmes qui avaient eu trois enfants (1). Apparemment, cette mesure de consolation devait procurer à Livie de grands avantages: la tutelle perpétuelle d'ailleurs ne pesait sans doute pas fort lourdement sur la femme de TEmpereur, et il est peu probable que la mesure dont nous parlons eût simplement pour objet d'en affrancbir Livie ; plus vraisemblablement elle tendait soit à investir rimpéralrice de droits spéciaux dans Tordre des successions des esclaves libérés, soit à l'affranchir des prohibitions de la loi Voconia ; peut-être même, comme la mesure se produisait immédiatement après la mort de Drusus, devait-elle permettre à Timpératrice de recueillir, contre le vœu de la loi Voconia, une partie de rhérédité du défunt ; au moins elle autorisait d'avance, nous le pensons, Auguste à instituer plus tard Livie héritière. Dans un autre livre, Dion raconte que par son testament Auguste légua deux parts de son héritage à Tibère et le resteà Livie € car pour la faire jouir d'une partie de son patrimoine il avait demandé au sénat de pouvoir, malgré la loi, lui léguer cette quotité. Telsétaientleshéritiersinscrils...(2J • La loi que visait ce texte n'était évidemment pas la loi Papia, car celle-ci ne restreignait pas les limites de hfactio

i. LVch, 2.

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