L. YI, ch, 32, comp. Sueton. Aug., iOl
testamenti, ne bornait que le Jus capiendi; le texte visait donc la loi Voconia. D'autre part, la loi Papia, nous le pensons, autorisait les citoyens riches, parmi lesquels se trouvait Auguste, à instituer leurs épouses héritières en dépit de la loi Voconia (1). Il faut donc croire que le testament d'Auguste, postérieur sans doute à la mort de Drusus, était aatérieur à la loi Papia et qu'avant cette dernière loi aucune disposition législative n'affranchissait de la loi Voconia une personne mère d'un ou de deux enfants, car si quelque disposition législative l'eût fait, comme Livie avait encore un fils Tibère et avait engendré deux enfants, Tibère et Drusus, aux termes mêmes de cette disposition dérogeant expressément à la loi Voconia, Livie aurait pu recueillir directement l'hérédité d'Auguste, une requête au sénat aurait été inutile. Nous tenons ainsi pour certain qu'avant la loi Papia aucun texte ne donnait aux femmes mères d'un ou de deux enfants une complète solidi capacitas ; suivant nous, toutefois la loi Papia fournissait cette capacité aux femmes mères de trois enfants. Au chapitre 10 du livre LVl Dion, après avoir relaté un curieux discours qu'Auguste aurait prononcé devant le peuple romain, divisé en deux groupes, le groupe des citoyens pères de famille et le groupe des citoyens sans enfants, nous fait connaître ainsi les résolutions du prince qui passèrent dans la loi Papia : « Tel fut le discours qu'il tint alors aux deux groupes; il augmenta ensuite les récompenses de ceux qui