Notam. Macheldey, Hist. des sources
c'est encore une question débattue de savoir si cette collection n'était pas une œuvre postérieure aux rois, apocryphe et rédigée par les pontifes (1), si elle n'était pas bornée au droit pontifical, si enfin les rois avaient fait autre chose dans leurs lois que de régler des points de droit religieux. Gluck prétend que Papirius aurait composé deux collections, l'une purement religieuse, plus lard commentée par Granius Flaccus, l'autre embrassant toutes les lois royales (2). Ces questions sont toujours pendantes :
adhtic sub jiuiice lis est
et peut-être sont-elles insolubles ; car le texte des lois royales est perdu et nul n'a réussi à les restituer sûrement. Déjà au temps de Cicéron, on le peut croire, le texte de toutes, sauf celle de Numa, était perdu (3) et sans aucun doute au temps des jurisconsultes classiques, leur réserve en fait foi, aucune n'était conservée sous sa forme primitive. Laissons donc ces disputes et tenons avec de bonnes raisons deux conclusions pour certaines : la première, que les premiers rois de Rome ont légiféré ; la seconde, que le texte de leurs lois fut sous les empereurs ou avant l'ère impériale perdu djabord, puisa peu près complètement oublié. Nul n'a pu, disons-nous plus haut, les restituer sûrement. Les tables de Marliani,lecommentairede Baudouin, les
i. Comp. Laferrière, hist. du droit Romain, I.