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~ 84 — la personne de l'adopté, avait été jusqu'alors déniée aux femmes, put, depuis Dioclétien et Maximien, être accordée par un décret impérial en manière de consolation aux mères dont les enfants étaienl morts (1). Apparemment d'ailleurs l'adoption opérée sur une femme devait, jusqu'au temps de Justinien, laisser l'adopté dans sa famille naturelle, l'investir seulement de droits de succession ab intestat sur le patrimoine de la mère adoptive et de la querela inofficiosi testamenti. Enfin, les empereurs païens, par des mesures individuelles, appelèrent quelquefois la mère, pour la consoler, à la succession légitime de ses enfants (2).
Tandis que la mère acquérait hors de sa famille de singuliers privilèges, sa condition au sein même de la famille se transformait. Des principes que nous allons exposer, quelques-uns peut-être préexistaient dans les mœurs, voire avaient passé dans les dispositions des édits des préteurs avant le temps des empereurs ; nous les étudions en traitant de la période où des textes certains nous afiBrment leur existence. La personne de la mère doit désormais être sacrée pour ses enfants ; ils sont tenus de lui témoigner un respect profond, et du devoir de respect les jurisconsultes déduisaient diverses conséquences juridiques. Encore qu'il agisse par l'enlremise d'un procurator, l'enfant ne peut intenter contre sa mère Faction de dol, ni celle d'injures (3),