‹ Étude sur la condition de la mère en droit romain et en droit français ... [Microform]Chapitre 50 sur 280 · CL · texte numérisé non relu

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bit, * vengera plus sévèrement les exigences méconnues de la piélé filiale (1). D'autre part, même entre coaffranchis, collibertos, la piété filiale doit être sauvegardée, le fils honorer sa mère (2). Que si les textes dans des hypothèses pareilles ne prennent pas souci de défendre le père, c'est apparemment que le père semblait toujours, aux jurisconsultes, capable de se faire respecter hors du sanctuaire de la justice. On le voit, la mère peut légalement exiger que ses enfants la respectent, elle ne reçoit pas d ailleurs son titre au respect d'une puissance paternelle qu'elle n'exerce pas ; les jurisconsultes s^occupent ici d'autre chose, se proposant de donner une sanction énergique aux devoirs qu'impose la nature : les textes en font foi. Mais les devoirs de la nature ne commandent pas seulement aux enfants de respecter leurs parents, ces devoirs commandent aux enfants de nourrir et entretenir leurs parents dans le besoin; les textes érigent bientôt en obligation positive cette obligation naturelle (3).

On sait que les Romains étaient de fort habiles logiciens et manquaient rarement de suivre plus ou moins vite jusqu'au bout les conséquences d'un principe une fois accepté. Quand ils eurent compris que l'État ne devait pas absorber les individus et faire pour son profit des familles autant de petites sociétés politiques sous le gouvernement tyrannique des pères, et que c'était folie de ne tenir nul compte des

i. L. 4, c. Jusi,Vm, 47.

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