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paternelle devient Traiment sous ]a surveillance du magistral et sous celle de la mère qui veut se dévouer aux intérêts de ses enfants un pouvoir de protection.
Dans d'aulres textes du Digeste, on retrouve une juste appréciation de certains devoirs naturels des parents, et des conséquences juridiques de ces devoirs ; ainsi les parents doivent nourrir, et non-seulement nourrir, mais encore élever leurs enfants (1) émancipés ou non. Sans doute, Tobligalion incombe d'abord au père et aux ascendants mâles paternels, à la mère dans le seul cas de prédécès ou dé pauvreté du père et des ascendants pateriiels (2) ; toutefois cette décision se justifie aisément : si les enfants sont en puissance, tous les biens qui leur échoient, de quelque part que viennent ces biens, appartiennent au père (3), soit que les enfants aient été émancipés, soit qu'ils ne • l'aient pas été, la mère apparemment apporte une dota son mari, et sa dot représente sa portion contributoireaux frais du ménage. Quoi d^étonnant dés lors que l'obligation dont nous parlons n'incombe que subsidiairement à la mère. Le plus souvent ce sont donc un principe de juste réciprocité et une convention intervenue entre le père et la mère qui font de l'obligation de la mère une simple obligation subsidiaire ; tant que ce principe et cette convention peuvent être respectés, quelle raison se présente de ne les
1. L. 5, Dig., XXV, 3, et plus particulièrement §§ i à 6, 12 à 14 ; tout particulièrement voy. § 12.