L. 2, § 14 et 8 8, XXXVffl
gligeaient de demander la possession de biens dans les délais utiles (1). Les Romains prenaient d'ailleurs les mesures les plus complètes afin de sauvegarder les droits éventuels des descendants sur la masse héréditaire : n'étaitil pas certain que les descendants ne succéderaient point? La vocation de la mère était suspendue aussi longtemps que durait l'incertitude (2). Le litre ad S.C. Tertullianum faisait plusieurs applications de ce principe. Le défunt laissait-il sa femme enceinte? Un descendant était-il apud hostes? Le préteur avait-il accordé des bonorum passessiones, soit ventris nomine,so\l barbonienne, so\l au fou (3)? Le droit de la mère denieurait provisoirement suspendu. Mais aussi dès que se dissipait l'incertitude, la mère était appelée (4). La délivrance de bonorum possessiones decretales,iïO\x^ venons de l'affirmer implicilement.ne faisait que suspendre la vocation de la mère : les textes n'autorisent pas le moindre doute sur ce point. La règle du moins élait absolue si la personne investie de la joossassio rf^creto/c avait besoin pour succéder d'une bonorum possessio; afin de recueillir définitivement la succession entière ou sa part de la succession, une telle personne devait exciper d'une possessio edictale valablement reçue. De ce principe notre titre fournit encore plusieurs applications. Le de cujus a laissé sa femme enceinte, l'envoi en possession ventris no-