L. 2, § 9. Eod. Ut
Plusieurs des principes que nous venons d'exposer, il est à peine besoin de le dire, ne s'appliquaient pas lorsque le de cujus était une femme. La femmp romaine n'avait jamais d'héritiers siens. Si elle laissait des enfants, ceux-ci ne pouvaient donc jamais exclure leur aïeule ; ils concouraient simplement avec elle en vertu de la bonorum possessio unde proximi cognati, quand la mère n'avait pas laissé d'agnats (l).
Nous ne parlons pas de la femme in manu qui devenait, par la conventio, sœur de ses propres enfants ; la manus était depuis longtemps, on le sait, tombée en désuétude, quand le Sénalus-consulte TertuUien fut rendu (2).
II. Parmi les ascendants du défunt, le père seul, suivant la règle, excluait généralement la mère. Il l'excluait, d^ailleurs, de quelque façon qu'il vînt à la succession, soit qu'il y vint comme héritier légitime, dans le cas où il avait émancipé le défunt confrac/a^rfMaa,soit qu'il y vînt comme bononim possessor, dans le cas contraire (3), Mais le père, naturel seul^ excluait la mère, le père adoptif du défunt émancipé n'était appelé d'aucune manière à la succession (4).
Telle était la règle, la mère n'avait point lieu de redouter le père adoptif; et, parmi les ascendants naturels, le père seul lui faisait obstacle ; l'aïeul naturel eût-il émanci-