Suprà, p
voquer ses autres titres. Le défunt laisse, Ulpien le suppose, son père naturel émancipé ou donné en adoption, sa mère et sa sœur consanguine. La sœur consanguine exclut le père, et la question se pose entre la mère et la sœur ; de toutes manières le droit de la mère à une parlie de la succession est certain; la sœuraccepte-t-elle? la mère comme agnate, on le verra bientôt, prend la moitié de la masse héréditaire. La sœur répudie-t-elle ? Les Romains admettent que les agnats faisant alors défaut, Tordre des cogna ts sera appelé, or comme cognais la mère et le père se partagent également la succession. Mais aussi longtemps que la sœur consanguine conserve la faculté de recueillir la succession et ne se prononce pas, la vocation de la mère est absolument suspendue, car si la sœur consanguine répudie, la présence du père cognât empêche l'application du sénatus-consulte ; d'autre part la sœurrépudiant, la vocation de la mère est encore suspendue aussi longtemps que le père cognât ne prend point parti, car si le père répudie ou plus exactement néglige de demander la possession de biens, h mère peut succéder en vertu du sénatus-consulte (1).
L'exception que nous venons de poser fournit, nous le croyons, la solution de la question suivante : qu'arrivait-il si le de cujus laissait tout ensemble sa mère, son aïeul paternel émancipateur et son père émancipé ou donné en adoption? De fait l'hypothèse présente différait de celle que nous avons examinée plus haut. Les jurisconsultes ne pou-