‹ Étude sur la condition de la mère en droit romain et en droit français ... [Microform]Chapitre 86 sur 280 · L. 2, G. Just., IV · texte numérisé non relu

L. 2, G. Just., IV

gitkffl des eûfonts une tenlative de meurtre et ainsi appliquer à Texposition la décision de Valentinien (1); c'était la tentalive de meurtre d'un enfant que l'Empereur punissait. Si donc l'exposition amenait la mort, apparemment la constitution précitée de Constantin (2) était applicable ; au contraire la constitution de Valentinien était applicable lorsque la mort ne suivait pas l'exposition. La menace de la peine capitale n'empêcha pas les expositions de se produire fréquemment et le nombre des enfants ainsi réduits in manctpio ne cessant pas d'être considérable Tbéodose I décida que ces enfants ne seraient pas tenus d'indemniser le nourricier afin de recouvrer leur liberté (3), puis Valentinien m désireux apparemment d'intéresser les tiers au sort des enfants exposés dut renouveler la constitution fort différente de Constantin (4). Au cas de vente, Valentinien, Théodore et Ârcadius, voulurent que les enfants réduits in mancipio, pussent recouvrer gratuitement leur qualité d'in/îfîM5 (5). Les princes antérieurs à Justiniennc firent pas autre chose pour prévenir la vente et l'exposition des enfants : les dispositions de leurs lois étaient du reste, on l'a vu, fort énergiques, et une grande misère ou une grande cupidité inouïe pouvaient seules, ce semble, pousser à les enfreindre. Toujours est-il que ces lois dans un temps où les femmes étaient devmués singulièrement indépendantes de l'autorité de leurs

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