I. Àdi
V!l. Sthvia
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Cet Atmâ-Bouddhi-Manas, cette Triade spirituelle comme on l'appelle souvent, ce Jivâtmâ, est une semence, un germe, de la Vie Divine, renfermant toutes les potentialités de son Père céleste — la Monade — potentialités qui doivent ^e développer en pouvoirs au cours de l'évolution. C'est «l’humanitédu Fils Divin du Premier Logos», animé par la «Divinité, la Monade»
— un mystère, en vérité, mais un mystère qui se trouve reproduit sous de nombreuses formes autour de nous.
La Monade libre jusqu’à ce moment dans la matière subtile de son propre plan, se trouve dès lors liée par la matière plus dense et ses pouvoirs de conscience ne peuvent pas se manifester dans ce voile qui l’aveugle. Elle est renfermée dans cette matière comme un simple germe, un embryon impuissant, insensible, abandonné à lui-même, tandis que sur son propre plan la Monade est toute-puissante, consciente, active — quant à sa vie intérieure. L’une est la Monade dans l’Éternité, l’autre la Monade dans le Temps et l'Espace ; le contenu de la Monade éternelle doit devenir l’étendue de la Monade dans le temps et l’espace. Cette vie tout embryonnaire maintenant, évoluera et deviendra un être complexe, expression de la Monade sur chacun des plans
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de Tunivers. Toute-puissante intérieurement sur son plan subtil, elle est d’abord impuissante, enchaînée, abandonnée à elle-même lorsqu’elle est emprisonnée dans son enveloppe de matière grossière, incapable de recevoir à travers elle aucune vibration, ni d’en émettre elle-même.
Mais peu à peu elle deviendra maîtresse de cette matière dont elle est d’abord l’esclave; lentement mais sûrement elle façonne cette matière pour s’exprimer elle-même. Elle est aidée et surveillée dans sa tâche par le Deuxième Logos, le soutien et le préservateur de toutes choses, jusqu’à ce qu’elle puisse vivre aussi librement dans cette matière que dans celles des plans supérieurs, jusqu’à ce qu’elle devienne à son tour un Logos créateur, et engendre elle aussi un univers. Mais ce pouvoir de créer un univers ne s’acquiert — dit la SAGESSE — qu’en évoluant au-dedans du Soi tout ce qui doit être manifesté par la suite. Le Logos ne crée rien de rien ; 11 évolue tout au-dehors de , Lui-Même; c’est des expériences par lesquelles nous passons actuellement que nous retirons les matériaux qui dans le futur pourront nous servir à construire un univers.
Mais cette Triade spirituelle, ce Jivâtmâ, la Monade dans l’univers quintuple, ne peut pas entrer tout de suite çn activité et se diriger par
elle-même. Elle ne peut encore rassembler autour d’elle aucune agrégation de matière et seule la matière atomique constitue pour elle une enveloppe convenable, La Vie du Second Logos est pour elle ce que le sein de la mère est pour l’embryon ; c’est en elle que commence la construction. Ce stage d’évolution durant lequel le Logos façonne, nourrit et développe la vie qui germe, peut, en vérité, être considéré pour l’Homme Céleste, l’Embryon Celeste, comme une période correspondant à la vie pré-natale d’un être humain, cette période pendant laquelle son corps se forme peu à peu tandis qu’il est nourri par les courants vitaux qui lui viennent de la mère et qu’il se forme de sa propre substance. Il en est de même pour le Jivâtmâ renfermant la vie de la Monade ; il doit attendre que son corps se forme sur les plans inférieurs et ne peut émerger de cette vie pré-natale pour « naître» avant que ce corps ne soit complètement terminé sur les plans inférieurs.
La « naissance » a lieu lorsque le corps causal se forme, lorsque l’Homme Céleste se manifeste comme Ego enfant, une véritable Individualité qui vient habiter un corps sur le plan physique. Un peu de réflexion nous fera voir combien frappante est l’analogie entre l’évolution du «Pèlerin»
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et révolution de chaque renaissance ; dans le second cas, le Jivâtmâ attend la formation du corps physique qui doit devenir son habitation ; dans le premier cas, ce sont les Triades spirituelles formant une collectivité qui attendent la construction du Quaternaire cosmique. Tant que le véhicule n’est pas prêt sur les plans inférieurs, tout n’est qu’une préparation à l’évolution et non l’évolution elle-même ; on appelle souvent cette préparation : l’involution.
L’évolution de la conscience doit commencer par des contacts reçus par son véhicule le plus extérieur, c’est-à-dire qu'il faut qu’elle commence surle plan physique.Elle ne peut avoir conscience d’un « extérieur » que par les impacts venant influencer son enveloppe extérieure ; jusque-là elle ne fait que méditer en elle-même, tandis que les faibles tressaillements émanant de la Monade provoquent dans le Jivâtmâ de légères pressions qui tendent vers l’extérieur comme une source d’eau souterraine cherchant une issue.
I 2 . — Le Tissage de la Trame de l’Univers.
Cependant le réveil s’approche et la matière reçoit ses différentes qualités — c’est ce qu’on
peut comparer à la formation des tissus du corps — par l’opération du Deuxième Logos, la seconde Vague de Vie, qui descendant de plan en plan communique ses qualités à cette proto-matière septuple. La vague de vie, comme nous l’avons vu plus haut, emmène avec elle les Jivâtmâs jusqu’au sous-plan atomique du cinquième plan, le plan du Feu, du Pouvoir Créateur individualisé, de l’intelligence. Là, ils ont déjà chacun un atome, l’atome mânasique, le voile mental de la monade. Le Logos inonde ces atomes de Sa Vie et tous les autres atomes du plan. On pourrait avec raison appeler ces atomes, qui forment le sousplan atomique: « Essence Monadique », qu’ils soient libres ou attachés à des Jivâtmâs ; mais comme au cours de l’évolution — comme nous l’expliquerons plus loin —il se produit des différences entre les atomes attachés et les atomes non-attachés, on applique généralement ce terme aux atomes non-attachés, tandis que les atomes attachés, pour des raisons que nous verrons tout à l’heure prennent le nom d’« atomes permanents. »
On peut donc considérer l’Essence Monadique comme la matière atomique animée par la Vie du second Logos. C’est le vêtement dont II s’entoure pour vivifier les formes et les retenir en-
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semble ; Il est « vêtu » de matière atomique. Sa propre Vie, en tant que Logos, séparée de la vie d’Âtmâ-Bouddhi-Manas dans l’homme, séparée de toute vie sur le plan — bien que ce soit Lui qui les supporte, les imprègne et les contienne toutes — est enveloppée dans la matière atomique uniquement, et c’est à cette matière qu’on a donné le nom d’Essence Monadique. La matière de ce plan—capable déjà par la nature de ses atomes(i), de répondre par des vibrations aux changements actifs de pensée — est façonnée par la Deuxième Vague de Vie en combinaisons appropriées à l’expression des pensées —pensées abstraites dans la matière subtile, pensées concrètes, dans la matière plus grossière. Les combinaisons des deuxième et troisième plans supérieurs constituent le premier règne élémental, et les combinaisons des quatre sous-plans inférieurs forment le second règne. La matière, dans ces combinaisons, prend le nom d’Essence Élémentale ; elle peut être façonnée en formes-pensées ; il ne faut pas la confondre avec l’essence monadique ; l’une est de constitution atomique, l’autre de constitution moléculaire.
La deuxième Vague de Vie continue sa marche
(i) Les Tanmâtras ou mesures divines.
et arrive au sixième plan ; le plan de l’Eau, de la sensation individualisée, du désir. Les Dévas mentionnés plus haut, relient les Jivâtmâs, attachés ou permanents, unités du cinquième plan, à un nombre correspondant d’atomes du sixième plan ; puis le second Logos vient inonder de sa Vie tous ces atomes ainsi que ceux qui restent; de sorte que ces atomes deviennent l’Essence Monadique, comme nous l’avons déjà expliqué.
La Vague de Vie continue à avancer, formant sur chaque sous-plan des combinaisons appropriées à l’expression des sensations. Ces combinaisons constituent le troisième règne élémental, et dans ces combinaisons, la matière prend le nom d’Essence Élémentale, comme précédemment; et sur ce plan, le sixième, elle peut être façonnée en formes-désirs.
On voit donc que l’Essence Élémentale consiste en agrégations de matière sur chacun des sous-plans non atomiques du plan mental et du plan des désirs. Ces agrégations ne peuvent servir de formes permettant d’être habitées par une entité quelconque, mais elles constituent les matériaux à l’aide desquels de telles formes peuvent être construites.
Continuant sa marche, la Vague de Vie arrive au septième plan, le plan de la Terre, le plan des
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activités individualisées, des actions. Comme dans le cas précédent, les Jivâtmâs, attachés ou permanents, atomes du sixième plan, sont unis à un nombre correspondant d’atomes du septième plan, et le second Logos les inonde de sa Vie, ainsi que tous les atomes qui restent — ces atomes deviennent ainsi TEssence Monadique.
Encore une fois la Vague de Vie poursuit sa marche, formant sur chaque sous-plan des combinaisons appropriées à la constitution de corps physiques, les futurs « éléments chimiques »
ainsi qu’on les nomme sur les trois sous-plans inférieurs.
Si nous considérons ce travail de la deuxième Vague de Vie dans son ensemble, nous trouvons que cette courbe descendante qu’elle trace à travers les plans a pour objet ce qu’on pourrait assez justement dénommer la fabrication des tissus primaires à l’aide desquels des corps subtils et denses seront formés par la suite. Et c’est avec raison que dans quelques ouvrages anciens ou appelle cette descente du Logos « le tissage », car c’en est réellement un. Les matériaux préparés par le Troisième Logos sont tressés par le Deuxième, qui en forme des fils et des tissus à l’aide desquels seront fabriqués plus tard des « vêtements » — des corps subtils et denses. De
même qu’un homme prend des fils séparés de chanvre de coton, de soie — eux-mêmes des combinaisons d’une espèce plus simple — et en tisse des toiles, des étoffes de soie et de coton avec lesquelles on fera des vêtements en les coupant et en les cousant ensuite, de même le Logos tresse les fils de matière avec lesquels il tisse ensuite des tissus dont il fait des formes. Il est FÉternel Tisserand, tandis que le Troisième Logos est rÉternel Chimiste. Le Troisième Logos travaille dans la nature comme dans un vaste laboratoire, et le Deuxième Logos comme dans une grande fabrique. Ces comparaisons, si matérialistes qu’elles soient, ne sont pas à dédaigner, car elles nous tiennent lieu de « béquilles » dans les eflforts boiteux » que nous faisons pour comprendre.
Ce « tissage » donne à la matière ses propriétés caractéristiques, de même que les propriétés caractéristiques des fils different de celles du matériel brut, et que celles de l’étoffe diffèrent de celles des fils. Le Logos tisse les deux sortes d’étoffes de matière mânasique ou substance mentale, et c'est à l’aide de celles-ci que seront construits plus tard les corps causal et mental. Il tisse l’étoffe de matière astrale ou substance des désirs et c’est d'elle que sera formé plus tard le
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corps des désirs. C’est-à-dire que les combinaisons de matière formées et maintenues ensemble par la Deuxième Vague de Vie, possèdent des propriétés caractéristiques qui agiront sur la Monade lorsqu’elle entrera en contact avec ce qui l’entoure et lui permettront d’influencer cet entourage.
La Monade devient ainsi apte à recevoir des vibrations de toutes sortes, mentales, sensorielles, etc. Les propriétés caractéristiques dépendent de la nature des agrégations. 11 y a sept grands types — déterminés par la nature de l’atome — et d’innombrables sous-types. Tout cela contribue à la formation des matériaux qui constituent la mécanismede la conscience qui sera conditionnée par tout ces différents « tissus », toutes ces colorations, toutes ces densités différentes.
Tandis que la Vague de Vie suit ainsi cette courbe descendante à travers le 5®, le 6" et le 7 ® plan, jusqu’à ce qu’elle atteigne la matière la plus dense, le point tournant où commence sa courbe ascendante, on peut dire que son œuvre a pour seul but de former des combinaisons présentant certaines qualités définies ; c’est pourquoi on appelle souvent ce travail « le don des qualités. » Nous verrons que sur la courbe ascendante des corps seront construit à l’aide de cette
matière ainsi préparée. Mais avant d’étudier la formation de ces corps, il nous faut examiner la division septuple de la Vague de Vie durant sa descente, ainsi que l’apparition des « Êtres de Splendeur », les « Devas », les « Anges », les « Elémentals» dont l’entrée en activité fait partie de la courbe descendante. Ces êtres sont les « Dieux Inférieurs » dont parle Platon, qui donnent à l’homme ses corps périssables.
I 3. — Les Sept Courants.
« Pourquoi les Théosophes emploient-ils si souvent le nombre sept? » demande t-on constamment. On dit souvent qu’il est le « nombreracine » du système. Il y a une raison évidente à la part active que prend ce nombre dans l’assemblage des choses, puisque ces triplicités dont nous avons parlé plus haut, nous concernent.
Une triade produit nécessairement un septénaire par ses propres relations internes puisque ses trois facteurs peuvent se grouper de sept façons différentes, mais pas plus. Nous avons déjà dit que la matière située en dehors des limites d’un univers possède les trois qualités — inertie, mobilité, et rythme — à l’état d’équilibre.
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Lorsque le Logos engendre le mouvement, il y a tout de suite possibilité d’existence pour sept groupes différents, car dans un atome ou un groupe d’atomes quelconque l’une ou l’autre des trois qualités peut se trouver plus fortement accentuée, et nous aurons alors une qualité prédominante. Nous pourrons par exemple avoir trois groupes : dans l’un l’inertie prédominera, tandis que dans l’autre ce sera la mobilité et dans le troisième le rythme. Chacun de ces groupes se subdivise encore selon la prédominance de l’une ou l’autre des deux qualités qui restent; ainsi dans l’un des deux groupes caractérisés par l’inertie, la mobilité prédominera, tandis que dans l’autre ce sera le rythme; il en sera de même pour les deux autres groupes caractérisés par la mobilité et par le rythme. De là proviennent les différents types que nous connaissons tous, classifiés selon leur qualité prédominante et ordinairement désignés par leurs noms sanscrits : satviques, râjasiques et tâmasiques, rythmique?, mobiles et inertes. Nous avons par exemple des aliments, des hommes, des animaux, etc., satviques, râjasiques ou tâmasiques.
Nous avons donc sept groupes en tout : les six subdivisions des trois, et un septième dans lequel les trois qualités sont également actives.
Les variétés de type n’ont d’autre but que de montrer les énergies relatives des qualités dans chaque triade.
La Vie du Logos, qui doit s’infuser dans cette INERTIE MOBILITÉ RYTHME
Inertie Mobilité Rythme Inertie Mobilité Rythme
Mobilité Rythne Inertie Mobilité Rythme Inertie
Rythme Inertie Mobilité Rythme Inertie Mobilité
matière, se manifeste, elle aussi^ par sept courants ou rayons.
Ces rayons proviennent également des trois aspects de conscience qui sont présents en Lui comme dans toutes les consciences puisque toutes sont des manifestations du Soi Universel.
Ce sont: la Félicité, ou Ichchâ, la Volonté; la Connaissance ou Jnânam, la Sagesse; l’Exis-
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tenceou Kriyâ, l’Activité. Ce sont là les sept courants ou rayons de la Vie du Logos.
On peut dire que toutes les choses dans l’uni-