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plications, des incohérences, et, plus encore, des cruautés qu'il serait difficile de légitimer.
Un résultat vraiment complet ne sera acquis, en
vérité, que lorsque tout le titre des enfants naturels sera refondu, et lorsque seront mises en concordance avec ses dispositions nouvelles, les autres parties de notre Code civil.
La proposition de MM. Rivet et Bérenger, grâce à M. Jeanneney, ne nous dotera pas, si elle aboutit, d’une de ces trop nombreuses lois spéciales que condamnent les jurisconsultes.
Nous voulons terminer cette étude, trop souvent chagrine, en nous réjouissant, comme d’un heureux présage pour l'avenir, de la réforme complète que nous appelons, du triomphe de la méthode par laquelle elle va être amorcée. |
Et même si nous nous trompions, si l’article 340 devait, quelques années encore, continuer à protéger efficacement les pères coupables, devrions-nous regretter d’avoir, de si peu que ce soit, enrichi la vaste bibliographie de notre sujet? C’est le doux M. Bergeret qui nous rassure : « Les forces innombrables et profondes, qui rattachent l’homme au passé, lui en font chérir les erreurs, les superstitions, les préjugés et les barbaries, comme des gages précieux de sa sécurité. Toute nourveauté bienfaisante l’effraye. IL est imitateur par pru-
dence, et il n'ose pas sortir de l’abri chancelant qui à
protégé ses pères et qui va s’écrouler sur lui ». (Anatole France : M. Bergeret à Paris, p. 67). La tradition que nous attaquons n’est pas bien ancienne, mais on lui fait protéger, dans les mots, tant de choses respecta-
lof