‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 101 sur 185 · Aband. Berl. Ah. 1847, pi. IV. n · texte numérisé non relu

Aband. Berl. Ah. 1847, pi. IV. n

î>. Collignon. article Citpî do, dans le Diction, de Saglio et Daremberg, p. 1"

I \i\ CHAPITRE VII

fluence des mystères de Déméter et de Dionysos sur son mythe '.

Il nous semble cependant que cette association d'Eros el de Tyché s'explique d'une manière plus simple. Pausanias qc la considère que comme une allégorie. « Elle veut « dire écrit-il, que les hommes, en amour, avancent plus « par la fortune que par la beauté 2. » Mais il est peu probable qu'une image sacrée, honorée dans un temple, n'eût pas un sens plus religieux et plus grave. L'explication de Pausanias pourrait être plausible s'il s'agissait seulement d'une peinture de vase, où la fantaisie des artistes se donnait plus librement carrière, et où les scènes de la vie journalière jouaient un rôle aussi fréquent que l'idée religieuse. On pourrait l'admettre par exemple pour un lécythe à forme de gland de chêne, où Tyché est représentée dans un costume élégant, tenant élevé sur sa main droite un tout petit Amour qu'elle va couronner de la main gauche 3. Les figures féminines Peitho, Ilygie et Harmonie, qui accompagnent ici Tyché, confirment l'interprétation, et l'on comprend qu'il ne faille pas chercher sous ces noms propres un sens plus profond que celui d'un jeu aimable, autre chose qu'une pensée et une figure poétiques. Pour le sanctuaire d'Egire, le cas est différent, et nous serions tenté d'y voir plutôt une assimilation d'Aphrodite et de Tyché. Ces deux divinités sont assez souvent associées J, et Tyché est alors une déesse de la naissance, une déesse génétyllis. Il est à remarquer en effet que le Démon que nous trouvons à côté de Tyché à Elis 5 fut également rapproché, dans un autre temple de la même ville, d'Ilithye, la déesse qui préside aux enfantements °. Tyché

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