Pausanias, VII
8, Pausanias, I, 19, 2.
Très répandu dans L'Asie-Mineure; le culte de Tyché lut nécessairement soumis à l'influence des croyances relatives à la Grande mûre de Phrygie. Cela se produisit d'autant plus facilement que Tyché, comme nous l'avons vu, n'avait ni un caractère, ni un type bien précis. Ces deux divinités eurentdes attributs communs, surtout lorsque Tyché fut devenue la. protectrice des villes, ce qui d'ailleurs paraît dater d'assez loin, car Pindare l'invoque déjà comme telle. Ces attributs communs étaient surtout la couronne tourelée, que Tyché partage presque exclusivement avec Cybèle, la corne d'abondance, le calathos ou modius. Tantôt on voit les deux déesses à côté l'uni1 de l'autre1; tantôt leurs représentations vont jusqu'à se confondre, comme dans une figurine du Louvre -, et dans une petite statuette de marbre du musée de Berlin 3. On voit aussi leur culte se développer dans les mêmes centres; par exemple à Smyrne, qui possédait un des temples les plus anciens de la Fortune, et où Cybèle, la mère du Sipyle. était une des grandes divinités de la ville, celle au nom de laquelle étaient conclus souvent les traités entre Smyrne et Magnésie 4. Il ne semble pas cependant que Tyché ait jamais pris le caractère commun aux divinités asiatiques, celui de principe féminin, source de toute vie dans la nature. Si elle fut identifiée à Cybèle, ce fut d'abord, ainsi que nous l'avons dit et que nous le verrons plus tard avec plus de détails, comme déesse protectrice des villes, et en second lieu comme Terre mère, analogue à G.ea. C'est surtout en effet sous cette forme, que la Grèce adopta la Grande