C. 1. G. 4555 a et b ; Cf. nu
ché '. Une inscription de Mylasa nous apprend qu'on pouvait être à la fois prêtre de Tyché et prêtre d'un antre dieu 2.
A Athènes, les sacrifices à Agathe Tyché sont présidés par des épislates 3, chargés sans doute, là comme ailleurs. de l'administration des biens du temple de concert avec les intendants et les hiéropes. La déesse y a aussi des hiéropes 4. Les hiéropes versèrent au trésor, sous l'archontat de Ctésiclès, en 334/3 av. J.-C, 160 drachmes, et, une autre année, 101 drachmes et trois oboles, montant de la vente des peaux des victimes offertes à Tyché. Ces sommes sont sensiblement inférieures au produit du dermatique des autres divinités citées dans l'inscription. Quoi qu'il en soit, nous apprenons par là qu'à Athènes du moins on faisait des sacrifices sanglants à Agathe Tyché, et qu'on ne se contentait pas de l'honorer par des gâteaux, des fruits, ou autres choses semblables. Les sacrifices dont il est question dans le monument épigraphique qui nous donne ces renseignements semblent avoir été offerts par quelques stratèges, soit après une campagne heureuse, soit avant une expédition 5. Mais Tyché devait avoir aussi des sacrifices réguliers et des fêtes annuelles. Ces fêtes, si l'on doit tirer une conséquence de la place constante où elles sont mentionnées dans les fragments d'inscriptions sur les dermatiques, se célébraient à Athènes après les Lénéennes, qui avaient lieu au mois de gamélion. et avant les fêtes d'Asclépios dans le mois d'élaphébolion. Elles avaient lieu par conséquent en février-mars (anthestérion), à un moment de l'année où l'on termine les labours, où se fait la taille des arbres à fruit, où la végétation commence à prendre son essor. On est tenté de voir là un reste du culte de Tyché déesse de la fertilité du sol et de l'abondance (i. On