‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 124 sur 185 · Kœhler, C. I. Alt., 741, fragm. d · texte numérisé non relu

Kœhler, C. I. Alt., 741, fragm. d

6. Cf. C. I. Gr. 430.% une inscription de Lycie : Tù%vi -.i/zo>; [y]yÀ ihz/v. tj[iry,oixçj

n'a aucun renseignement sur la manière dont se célébraient ces fêtes. Peut-être se contentait-on d'offrir des sacrifices. Il y avait cependant à Délos des fêtes appelées ehrjyzia, qui devaient évidemment se rapporter au culte de Tyché ; et àLampsaque une inscription nous a conservé le souvenir d'un agon d'enfants, qui avait lieu pendant les grandes fêtes de Tyché 1. Quand le temple de Tyché était aux abords de la ville au lieu de se trouver dans l'enceinte des murs (c'était le cas à Trapezzopoli par exemple 2), il se peut fort bien qu'il y ait eu. à certain jour de l'année, quelque procession plus ou moins solennelle des fidèles de Tyché au sanctuaire de leur déesse. Cependant, comme nous l'avons fait observer plus haut, ces z\j-.jyi'.x et ces àyweç, c'est sous la période romaine que nous les rencontrons, et l'on n'en peut conclure qu'il y eût aussi à Athènes des vx/ôix.

En quelques endroits, Agathe Tyché avait aussi des animaux consacrés. En Epire, dans la ville de Stéphanopolis, on nourrissait dans des viviers dépendant de son temple des poissons apprivoisés qui arrivaient quand on les appelait pour prendre la nourriture qu'on leur offrait 3. — C'est là à peu près tout ce qu'il est possible de recueillir sur le culte public de Tyché.

Culte privé. — Les particuliers adoraient Tyché de manières fort diverses. Ceux qui étaient riches lui bâtissaient un temple et fondaient en son honneur un sacerdoce 4. Mais ce devait être chose assez rare, à cause des dépenses considérables qu'entraînait un pareil hommage. Un magistrat quelquefois se chargeait de faire construire l'édifice : il élevait un sanctuaire à Tyché pour la remercier d'avoir donné la victoire à un prince qu'il voulait flatter: mais il faisait payer sa flatterie aux contribuables, et celait leur

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