‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 125 sur 185 · C. I. G. 4555 a et b; 3118; Kaibel; Epigr; gr.t · texte numérisé non relu

C. I. G. 4555 a et b; 3118; Kaibel; Epigr; gr.t

argent qui servait à bâtir le temple !. Plus souvent, on se contentait d'ajouter au temple déjà bâti des embellissements, une mosaïque par exemple 2. Comme ces marques de dévotion étaient encore fort conteuses, on se réunissait quelquefois à plusieurs; les membres d'une même famille participaient à la dépense 3. Il arrivait plus fréquemment encore qu'on élevât une statue 4, un simple autel •'.

Quant aux offrandes qu'on apportait dans les temples de Tyché, elles étaient de nature extrêmement variée. Les unes rappelaient le caractère qu'on attribuait à Tyché. Pitlacus avait consacré, dans le temple de Mytilène, des échelles 6, emblème des vicissitudes de la Fortune: à Argos, Palamède avait autrefois consacré les dés qu'il avait inventés ~. Le plus souvent, il est impossible de saisir un rapport quelconque entre l'otfrande et le caractère de la désse : c'étaient souvent de simples ornements pour son temple : une horloge 8, des porte-flambeaux 9, des phiales, des vases. A Sparte, un fidèle dédie à Tyché un porc mâle (yjsîpov àpssva) 10, c'est-à-dire sans doute la représentation de l'animal. Faut-il voir quelque rapport entre la prospérité champêtre que représente Tyché, et l'animal qu'on regardait comme un des emblèmes de la génération et de la fécondité?

Quelquefois ces offrandes n'étaient pas déposées dans le temple même de Tyché. Ainsi nous voyons le roi Séleucus II Callinicos envoyer au temple d'Apollon, à Didyme, une coupe décorée d'ornements figurant des dattes, et que l'inscription appelle phiale de Tyché : çtotXvj -/.xpu-r, 'AvxOr,: Tiiyrl;u :

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