Malalas. p
4. Id., p. 216: ispû /.-A àsûiw /.où xùrovoyuu xac xpxovar, /y.> Kpoxu.dr)fté\>v; -r,-; faixr
type, à peine modifié de temps en temps. La ville avait, durant toute cette période, subi de nombreux bouleversements, par suite des tremblements de terre qui éprouvèrent si souvent cette contrée l. Il y en avait eu un Tan 37 après J.-C. ; un autre sous Claude ; un plus terrible que tous les autres sous Trajan. 115 ap. J.-C. : beaucoup de monuments furent complètement anéantis ; tout un quartier de la ville disparut. La statue de Tycbé fut-elle épargnée par tous ces cataclysmes? Si l'on accepte l'hypothèse émise par Visconti, hypothèse d'après laquelle la Tyché d'Antioche que possède le Vatican aurait été apportée en Italie par le préteur IlummidiusQuadratus, la statue existait encore en 60 après J.-C. 2. Le groupe du Vatican ne serait qu'une réplique de l'œuvre d'Eutychidès, commandée à cette époque par le riche Romain, peut-être même offerte à .Néron, qui commençait vers cette époque le pillage des œuvres d'art de la Grèce et de l'Asie. — Etait-ce encore la Tyché d'Eutychidès ou seulement une copie, qui se trouvait dans le Tyehaeon dont parle Ammien Marcellin, lorsque l'empereur Julien sacrifia au génie d'Antioche 3? Il est impossible d'en rien savoir.
Quant au culte même de Tyché, il dut, sous les empereurs. avoir sa part des persécutions que dirigeaient contre le paganisme ies défenseurs fervents de la foi nouvelle. Antioche avait été. dès le début, un des foyers du christianisme naissant. L'apôtre saint Paul y avait paru à plusieurs reprises; pendant toute une année, Barnabas et lui « s'y étaient assemblés « avec l'Eglise et y avaient instruit un grand peuple, de sorte « que ce fut à Antioche que les disciples commencèrent à « être nommés chrétiens » '. Le peuple d'Antioche avail un caractère passionné ;'i l'excès, el il se peu! fort bien qu'il ait
1. Voir l'é numération de ces tremblements de terre dans 0. Muller, .1 Antioch., p. IL
2. Visconti, Mus< Pie I m ntin, vol. III, a |>i i planche klvi.
3. Amm. Marcellin, xxm, 1. <>. -< Kalendis ipsis Januariis ascendente Genii temphim. »