‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 152 sur 185 · Vaillant, op. laud.. vol. II, p. 49 (édit · texte numérisé non relu

Vaillant, op. laud.. vol. II, p. 49 (édit

droite vers l'empereur et semble remettre entre ses mains les destinées de La ville l. <m trouve également une représentation de ce genre sur une monnaie de Phraate IV. au ier siècle av. J.-C; on y voit la Tyché de Séleucie offrant au roi une couronne '-'. Enfin, si l'on veut faire remonter l'emploi de ces Tychés emblèmes encore plus haut, on peut avec quelque vraisemblance supposer que c'esl sous forme de Fortunes des villesque Ptolémée Philopator, fils de Ptoléméelll Evergète et de la fameuse Bérénice, lit représenter, dans le temple superbe élevé en l'honneur d'Homère, les villes qui se glorifiaient d'avoir donné le jour au poète '. Quelques-uns d<' ers emblèmes se maintinrent très longtemps sur les monnaies, principalement ceux de la ville d'Antioche. On les retrouve sur une médaille de cette ville frappée pendant le moyen âge, à une époque où ils ne pouvaient plus avoir aucun sens religieux, bien que l'habitude se fût maintenue de les accompagner encore d'une légende païenne. On lit sur la monnaie dont nous parlons : Genio Antiochèni (sic) 4.

Ces Tychés allégoriques d'ailleurs, lorsque le goût romain, beaucoup moins pur et moins simple que celui des Grecs, parvint aussi, à la longue, à exercer son influence, furent fréquemment remplacées par des représentations beaucoup plus réalistes, et moins intéressantes pour l'art. Souvent alors, au lieu d'une élégante figure de femme, on trouve sur les monnaies les monuments mêmes de la ville assez grossièrement représentés. On en a des exemples, dès l'époque de Commode <•', de Garacalla, pour la ville de Palras ■'. Le dessin, dans sa gaucherie, a essavé de rendre toutes les

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