Vaillant, Numism. Imp., I, p. 17-2 (édit. KÎ
■■!. K. Q. Yix-onii, Iconogr. yr., 11, pi. IV, a0 1^.
'■'■■ Elien, Var Histor., XIII, 21.
■1. Mionnet, Vol. V, p. ^14, n° 515. Cf. n° r>l(>. Le revers de la monnaie est occupé par un Apollon debout avec la légende Apolloni (sic) sancto. On a la peut-être la reproduction de la statue qui se trouvait au temple d'Apollon dans le quartier de Daphné, et que les chrétiens brûlèrent pendant le séjour de l'empereur Julien à Antioche.
û Mionnet, Achaïe, n°359. Cf. une monnaie de Gordien reproduisant le même dessin (Vaillant, II, p. 211, éd. 1688.)
merveilles de Patras : au-dessus d'une sorte d'édifice composé de deux rangées superposées de colonnes, on aperço'.l trois temples, et au-dessous des colonnes, deux vaisseaux avec leurs rameurs: entre les deux vaisseaux se dresse une figure militaire debout sur une luise, peut-être la statue d'Auguste fondateur de la colonie. On voit également, sur une monnaie d'Antioche sur le Méandre '. un pont à six arches, un arc de triomphe, les Ilots du Méandre, sans compter le fleuve lui-même couché au-dessus du pont, et encore deux figures debout. Quand on conserve les ligures traditionnelles, le dessin se complique extrêmement surtout à partir de Gordien -'. Un autre l'ait digne de remarque se produit à la même époque. Sous l'influence sans doute des persécutions de Décius, il semble que toutes ces divinités des villes, qui tendaient à devenir assez insignifiantes, aient reçu comme une vie nouvelle. Du moins sur les monnaies d'Asie, on voit à ce moment la Fortune réunie à des divinités de toutes sortes qui ravivent le sens religieux qu'elle commençait à perdre 3.
11 nous reste à dire quelques mots des Tychés dont l'image servait à diviniser les souverains ou tout autre personnage considérable. Ces représentations sont de deux sortes. Tantôt elles ne sont que des figures allégoriques personnifiant le génie d'un monarque, d'un général, d'un gouverneur de province : c'est le cas pour un grand nombre de celles qu'on trouve sur les monnaies grecques de l'époque impériale; tantôt elles sont de véritables portraits, i t ce sont ces dernières surtout qui sont intéressantes.
C'était un usage ancien en Orient d'élever au rang de divinités les souverains pendant leur vie ou après leur mort. La Grèce emprunta cel usage à l'Orient, mais assez lard, el seulement après qu'elle eut perdu sou indépendance. Les