‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 154 sur 185 · Mionnet, Carie n · texte numérisé non relu

Mionnet, Carie n

■> . Voir par exemple une monnaie de Deulton, dans Vaillant II, p. 207 (édit.

et une autre de Tyr (Vaillant, vol. Il, p. 216 el 2;7.) 3 Voir dans Mionnet en particulier les monnaies de Dècius et de Valèrieu.

monnaies en l'ont loi. Avant Alexandre, quand on trouve sur les monnaies «les tètes ceintes du diadème, ce sont des têtes idéales et non des figures de souverains ' : jusqu'à lui personne n'avait osé déposséder 1rs divinités du privilège dont elles jouissaienl seules, ou à peu près, d'être ;tinsi figurées sur 1rs médailles. Lui-même, malgré s;i toute puissance et le titre de (ils de Jupiter Anmion qu'il s'arrogea, usa en cela d'une* extrême réserve, et les Rhodiens, qui les premiers eurent l'idée de lui décerner cet honneur, se servirent d'un subterfuge pour le lui faire accepter. Comme Alexandre aimait à porter quelquefois le costume d'Hercule avec la peau de lion et la massue s, ils remplacèrent sur leurs tétradrachmes les traits de ce demi-dieu, auquel ils laissèrent pourtant tous ses attributs, par les traits d'Alexandre :{. Mais ce qu'Alexandre avait à peine osé faire, ses successeurs le prirent à peu près pour règle. Ils tirent habituellement graver leur portrait sur les monnaies, et lorsqu'ils prirent le costume et les attributs de différentes divinités, ce ne fut plus par suite d'une sorte de ménagement et de respect religieux, mais au contraire par orgueil et pour exiger de leurs sujets une véritable adoration. Ce fut Démétrius Poliorcète qui ouvrit la voie. Avec une impudence rare, il réclama les honneurs divins après sa victoire à Chypre sur Ptolémée fils de Lagus (307 av. J.-C.), et fut d'ailleurs en cela admirablement servi, ou même prévenu, par la honteuse servilité des descendants des héros de Marathon. 11 logeait dans les temples, recevait des sacrifices, prenait le costume de Bacchus, et Athénée nous a conservé un chant illiyphallique composé en son honneur, où sa divinité est acceptée comme la chose la plus naturelle du monde '.

La mode une fois introduit*', les reines ne furent pas les

l.E. Q. Visconti, Tconogr. grcq., I. p. 105 et 106. Ibid., p. 56, notei.

2. Il portait aussi parfois colin d'Ammon, d'autres fois celui d'Artèmis ou bien encore d'Hermès. Athénée XII. 537, e, f.

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