‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 22 sur 185 · Solon fragr m, XIII, v · texte numérisé non relu

Solon fragr m, XIII, v

« du soleil brille de nouveau, belle à voir sur la terre fertile, « et Fqn n'aperçoit plus de nuages : telle est la vengeance « de Zeus. » Cette vengeance sait attendre sans impatience, et quelquefois le coupable n'est puni que dans sa postérité l. Enfin les autres dieux chez Solon sont un peu relégués dans l'ombre et il semble que Zeus ait réuni en lui les différents pouvoirs et les attributions qu'ils se partageaient autrefois. C'est presque un dieu unique représentant la raison et la justice universelles. La même conception de la divinité se retrouve aussi chez Théognis en maint endroit, et le dieu suprême a perdu chez les deux poètes beaucoup de sa personnalité. Ce n'est pas que les dieux populaires aient disparu de leurs œuvres, assurément. Théognis invoque Artémis, les Muses, la Parque ~. Mais la différence entre toutes ces divinités est presque insensible et elles recouvrent surtout, quel que soit leur nom. L'idée d'une puissance générale, qui punit les particuliers et les cités sans distinguer la nature de la faute ; les biens et les maux qu'elles envoient aux hommes ne diffèrent pas suivant celle qui les envoie, et chacune d'elles conserve très peu de traits qui lui sont propres. Aussi, bien que Solon et Théognis se servent parfois, pour les désigner, des dénominations consacrées par la foi populaire, ils se servent encore plus volontiers et plus souvent, pour exprimer cette puissance suprême et encore vague, d'un terme vague comme elle et dans lequel pouvaient jusqu'à un certain point se concilier les croyances de leur époque et l'idée plus élevée qu'eux-mêmes se faisaient de la divinité 3. « Ce que nous donnent les dieux

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