cA<juZte. Oly. IV, 18; Pyth. VIII, 1; fragm. 228 Bœckh
5. Voir Maury, Hist. des Relig., p. 576 sqq.; 'Aviyxr, et Bt'« avaient un temple àCorinthe; les Athéniens rendaient un culte à la Renommée, 'l'-.y- .. Eschine, itspl Tiji Kxpompsaê, 14!)); et à l'Elan, 'Op/nj, (Pausan. I, 17, 1.)
Iho. lille de Proraétheia '. » Rlle représente ici visiblement le bonheur résultant pour la cité de ses bonnes institutions
(Eôvopua), de la sagesse et de la prévoyance (Opo^aGeza) de l'homme d'Etat qui fait triompher ses conseils par son éloquence persuasive (Ik'.Ow). In autre poète de la même époque, Archiloque, lui donne la même signification : « C'est de Tyché et de Mœra, ô Périclès^ que tout vient à l'homme 2. » Ce fragment est bien court et le caractère de Tyché n'est pas clairement déterminé. Nous croyons cependant qu'il n'est pas téméraire d'entendre que Tyché envoie les biens et Mœra les maux.
Cette interprétation n'est pas absolument sans fondement, el c'est ici le lieu de signaler l'influence qu'eut le langage sur le développement de l'idée que représente Tyché à partir du vne siècle. Il est remarquable en effet que le mot tô/jt), employé assez fréquemment par les gnomiques comme un nom commun, désigne toujours quelque chose d'heureux. Si T'jyr, n'exprime pas chez eux la déesse même du bonheur, c'est du moins le bonheur qui dépend d'un dieu. C'est dans ce sens que Solon se sert du mot, dans la courte prière qu'il adresse à Zens et qui servait de préambule à ses lois 3. 11 n'est pas même nécessaire que l'épithète de àvaQ/j vienne s'y joindre pour rendre l'idée de bonheur. « Ne souhaite « point, ô fds de Polypes, dit Théognis, de surpasser les au- " très par ta condition ou tes richesses; il suffit à l'homme « d'un peu de bonne fortune, tj/y; 4. » On arriva vite à divini-
1. D'après la restitution de Bergk, Lyr. Gras, fondée sur un passage de Plutarque, de Fort, rom, ch. 4.
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