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: //- ubt /. 188, sqq. Cf. I yclope, 601 :
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comme le hasard abstrait, lui a-t-elle fourni enfin la solution du problème du monde, que son Ame poursuit sans cesse .' I j.a solution en ce cas sciait bien triste, si même c'en est une; car déclarer que le hasard gouverne le monde, c'est déclarer qu'il n'est point gouverné du tout. Aussi Euripide corrige-t-il ailleurs ce qu'un semblable système aurait d'absolu et de vide. 11 accepte l'intervention «lu hasard dans le monde, mais à ses yeux cette action se renferme en dé certaines limites qu'il détermine assez nettement dans un passage de son Electre. Oreste vient <le tuer Egisthe; sa sœur l'accueille avec des transports de joie, et veut qu'il ceigne ses cheveux d'une couronne qu'elle a elle même tressée; mais il réprime cette exaltation et fait à sa sœur une pieuse et modeste remontrance : « Ce sont les dieux d'abord, Electre, que tu « dois regarder comme les auteurs de ces événements (tô-/y;ç); « loue-moi en second lieu comme le ministre des dieux et « des circonstances (tû/y;;) ' ». Il me semble, sous ce ton grave et religieux, saisir les sentiments personnels du poète En niant les dieux et en proclamant la toute puissance du hasard, Euripide ne faisait que répéter ce que disaient les sophistes dont il s'était nourri. Mais ici, il est lui-même. Athée lorsqu'il s'agit des dieux traditionnels de la Grèce, de leurs légendes et de leurs oracles, il a en réalité des sentiments de piété que n'ont pu complètement faire disparaître les arguments de son ami Protagoras; il croit en une puissance supérieure et divine et ramène à son action les événements de la vie. Cette puissance est ici désignée par Oslo; ; elle préside à toutes choses d'une manière générale, et, dans les cas particuliers, c'est elle qui produit un ensemble de circonstances dont l'homme doit ensuite tirer parti, s'il le peut. Cet ensemble de circonstances amenées par une volonté supérieure, c'est précisément ce qu'il appelle