‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 62 sur 185 · Voir Cl. G, 911, et le commentaire de Bceckh · texte numérisé non relu

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2. Le plus souvent d'ailleurs, dans ces épitaphes. la Fortune semble être la même chose que la Parque.

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regardaient pas ces Fortunes diverses comme de simples abstractions.

La chose ne fait aucun doute pour la Fortune générale de l'humanité. Pausanias cite un très grand nombre de temples qui lui étaient consacrés. Celui de Smyrne était célèbre: il y en avait un à Mégare, à Argos, à Thèbes et dans beaucoup d'autres endroits; les sanctuaires de l'Agathe Tyché primitive devinrent vraisemblablement les siens, lorsque là déesse du bonheur eut peu à peu fait place à celle du hasard; l'on ne se rendit pas bien compte du changement qui, insensiblement, s'était opéré dans la conception de la divinité que l'on y adorait. Ce dut être le cas par exemple pour le sanctuaire de Phares en Messénie ', et pour celui d'Elis 2 qui possédaient tous les deux des xoanà de Tantique Agathe Tyché.

Quant aux Fortunes des villes, elles se confondaient souvent avec la divinité qui était chargée spécialement du soin de protéger la cilé. Ainsi Athèna, à titre de déesse éponyme, était considérée à Athènes comme la Fortune protectrice de la ville 3. Une base quadrangulaire de marbre gris trouvée clans File de Lesbos, à quelque distance de Mytilène, sur la route de ïhermi, porte sur une face l'inscription Grande Artémis Thermia, et sur la face opposée: Grande Fortune de Mytilène 4. La déesse éponyme de Mytilène était selon toute probabilité la même que la Fortune. Mais souvent aussi les deux divinités étaient distinctes. A Myra, en Lycie, on a retrouvé dans les ruines d'un théâtre un bas-relief représentant la Fortune, et au-dessous, l'inscription: « A la Fortune de lu ville, en rue d'une bonne récolte », sans autre nom de divinité ■"'. Pausanias signale à Sicyone un temple de Tyché Akraia, qui renfermait un xoanon de la déesse 6. A

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