‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 64 sur 185 · Philipp. IV · texte numérisé non relu

Philipp. IV

3. Eschine, la Ctésiph. 157 : rôv oxi/iovx v.x'i tv)v tiiffij t/,v svu.Tixpx/.o'/.o jBovix'j ■:■•> kvdpc!>Tz<a. Dans Plutarque, Vie de Démosthène, 21 : zàv ï^i^j Sxitio-jx xai -r,-i rûyr,\i isouaviZàfj.vjos. Cf. Oraison funèbre des morts de Chéronee, vtxxx tù^vj-j -<jy. y.-jx Soûfiovx. Dans le Discours pour la Couronne, 303, les deux expressions sonl distinguées : y, SxijjLO'JÔi r(vo; }, ~j//i '-''/.'■>*• o îrpaT/iyôiv zx-j'/.ôtvh, TipoSiSôvrio'j -y.~ -'./a..: jy.u xxxix, h tzxvtx -.j.j-.j... etc. Mais ici le mouvement même de la phrase amenait cette distinction.

:> Artaxerxès II Mnémon. suivant Bœckh, C. I. G, 2693 ci 2691 c.

contre ceux qui attribuaient ses victoires à l'affection particulière que sa Fortune avait pour lui '. S'il restait encore des cloutes sur la personnification de ces Fortunes individuelles, un passage d'un poète de la comédie nouvelle, JMiilémon, suffirait, croyons-nous, à les lever. Un personnage de l"A-sy.a—Epwv explique tout au long- ce qu'étaient ces Fortunes : « 11 y a, je le vois bien, plusieurs Fortunes, et elles n'exis- « tent pas d'hier; c'est avec nos corps, lorsque nous nais- « sons, que nôtre Fortune s'attache à nous; elle devient la « sœur du corps; il n'est pas possible de prendre à un autre « sa Fortune 2. » On voit, d'après ce passage, que les Fortunes individuelles étaient à peu près la même chose que le Genius des Latins, qui naissait avec l'homme et l'accompagnait toute sa vie 3. Il y avait cependant des différences. Le Genius des Latins mourait en même temps que finissait la vie de celui auquel il s'était attaché. 11 ne semble pas qu'il en fût de même de la Fortune individuelle. Elle était plus indépendante de l'homme que le Genius. Celui-ci prenait sa part des plaisirs ou des douleurs du mortel dont le soin lui était confié et l'homme faisait jusqu'à un certain point la destiné*! de son Génie. La Fortune au contraire t'ait la destinée de, celui auquel elle s'attache; elle n'est ni heureuse ni malheureuse, c'est elle qui fait le bonheur ou le malheur île l'homme qui est en sa puissance.

Outre res différentes sortes de Fortunes, il y en avait encore d'intermédiaires pour ainsi dire, dont l'action était moins restreinte que celle des Fortunes individuelles, mais moins générale que l'influence des Fortunes des cités; c'étaient les Fortunés de certaines associations, de certaines corporations. Elles étaient divinisées aussi et recevaient des offrandes et un culte. Ainsi, nous trouvons mentionnée, dans

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