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casions qu'elle lui offre. « Philippe est-il mort? Le st?iait-il « que votre mollesse vous aurait bientôt l'ait un autre Phi- <« lippe. Quand la Fortune vous ouvrirait les portes d'Ain- « phipolis, vous ne pourriez pénétrer dans la place, car vos « armements et vos pensées en sont également éloignés '. » L'application constante, l'énergie, l'activité, la prévoyance, voilà surtout ce qu'il faut pour réussir, et Démosthène revient sur cette idée dans toutes ses harangues. La Fortune n'est plus tout dans les choses humaines; 1 intelligence et le courage y prennent aussi une large part.
C'est dans Démosthène que ces idées revêtent leur forme la plus éloquente et la plus élevée. Mais il n'est pas le seul à les avoir exprimées, et on les retrouve, avec un ton plus familier, dans toute la comédie nouvelle : preuve évidente qu'elles n'étaient pas personnelles au grand orateur, mais qu'elles étaient entrées dans les mœurs et avaient cours communément, s'il est vrai que le poète dramatique s'efface dans son œuvre, et n'est généralement que l'interprète lidèle des sentiments de ceux qu'il met en scène. Ainsi Ménandre : « C'esl " la folie, dit-il, qui fait le malheur des hommes ; ils ne sont « malheureux que parce qu'ils le veulent. » — « Pourquoi, >< quand tu te fais du mal «V toi-même, en rends-tu les autres « responsahles ~? » — « Tu ne trouveras point de famille c< qui n'ait ses malheurs: aux uns, c'est la Fortune qui les « donne ; les autres les doivent à leur caractère 3. » — « La « Fortune se l'ait l'alliée de ceux qui sont sages 4. » — Quand « on se donne de la peine, il ne faut désespérer de rien; « tout devient possible, avec l'application et le travail r>. » Les personnages de Philémon sont du même avis : « Mon « enfant, il faut travailler et ne pas s'en reposer uniquement