‹ Étude sur la déesse grecque TychéChapitre 83 sur 185 · Métaph., Y, 4 : ■<? /j-op-rr; <?vei · texte numérisé non relu

Métaph., Y, 4 : ■<? /j-op-rr; <?vei

'à. Phys.} 11, ch. il, 12 : h fùati ti'/o; /.y.l ov ïvtxx.

présence de deux causes qui forment comme une sorte d'antithèse : d'un côté la matière, sorte de substance indéterminée; de l'autre la nature, cause universelle d'ordre et de régularité 1, ou, si l'on préfère, la forme. Caria matière et la forme sont les deux éléments essentiels de l'être ; l'être individuel n'existe que parla réunion de ces deux principes. Mais la réunion de la matière et de la forme n'est pas toujours certaine ; la matière résiste à l'action de la cause intelligente qui tend à la transformer et comme à l'emprisonner dans la forme pour lui donner l'être véritable ; et c'est là l'explication de l'existence du hasard. Il provient d'un défaut de réceptivité dans la matière, de l'obstacle qu'oppose la privation à la réalisation de l'être. Telle est donc l'origine de l'aÙT^a-rcv, du désordre et de l'imperfection dans le monde, des monstres qui échappent à la loi. Aristote fait une part très large aux exceptions qui ont pour origine le hasard et le dérobent à la loi. A ses yeux, le manque de ressemblance entre le père et le fils est une monstruosité, la naissance d'une femme, même en général de tous les animaux, de tous les êtres privés de raison, témoignent dans la nature d'un but qui a été manqué ; ce ne sont là que des ébauches malheureuses, la nature se trompe, comme l'art qui fait des fautes et échoue 2. Néanmoins, le triomphe de la matière n'est pas constant; la nature a sur la matière un triomphe relatif et les cas d'ordre sont en majorité. Dans le ciel notamment le désordre n'existe pas 3.

La question de l'origine de tûxyj, de la fortune, c'est-àdire du hasard dans ce qui touche aux êtres intelligents et cloués de volonté, est plus complexe. Dans les choses de la

1. 'II vjîi; suti'« rcxet -r,: --j.'U'jtç, râifo li -y-y. Tlo'/os, Physique, VIII. eh. i. 23.

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