Physiqve, II, ch. vin
3. To -/'j'j-j vivxy/iévov xxl tô ô>pta//.éyov r.'/t j fixX).ov oxivs-rxt sv rvç oùpavtocj .'; TT-:;i r,ij.-xz, tô 8' y.'/j'j-' â'yUw; /y.i ùç ïrvyz ~i^,i -y. Ovyjtx fi.xU.Wi ■ ai 8s t&jv fikv Çe&wv i/y.'j-oj \j-:h oxaht zïvxi vy\ ysviçBxi, rbv 8S oùpxvbv sbtô -■>-//, ~ xxl rou kÙto/ixtO'j rotoûrov rusrqvsee, ht Si sotô ~jy,~ xxi XTX%ixi où8' ôriovv axivSTXi. De Part. Anim., I, 1. Voir également sur l'appropriation des organes à la fin dans les animaux de Partib, Anim,, Didot, p. 242.
nature, la cause intelligente n'a devant elle que la matière; c'est la matière seule qui l'empêche d'atteindre la fin, d'arriver à la forme définitive et parfaite des êtres; l'opposition entre les deux principes est donc assez nette. Dans la vie de l'homme, il n'en est plus de même. Ici nous connaissons, il est vrai, la cause qui agit en vue de la fin. C'est notre volonté réfléchie. Mais ce qui s'oppose à la volonté et l'empêche d'arriver au but ne nous est pas connu. Tantôt c'est de la nature même que viennent les obstacles l; tantôt la volonté rencontre en face d'elle d'autres volontés qui agissent en sens contraire; les passions et les appétits jouent aussi leur rôle et entravent la marche ou même l'arrêtent tout à fait, ou bien substituent à. la fin poursuivie une autre fin toute différente et quelquefois toute contraire. « Les causes qui « produisent les effets du hasard sont nécessairement indé- « terminées, et par conséquent la fortune elle-même est du « domaine de l'indéfini, c'est quelque chose d'obscur pour « l'homme... ; il peut y avoir un nombre infini de causes qui « font qu'un homme va au marché et y reçoit de l'argent » (de son débiteur) sans y être venu pour cela ; il peut « y être venu pour voir quelqu'un, pour poursuivre quel- « qu'un en justice, ou pour se détendre devant les tribu- « naûx -. » Aussi Aristote lui-même est-il fort embarrassé de conclure. Toutes ces causes, dont nous parlions tout à l'heure et qui entravent la fin, sont des causes accidentelles, il est vrai. Mais enfin ce sont des causes. Suppriment-elles la fortune? La fortune n'est-elle cause de rien? D'un autre côté, parce que, dans bien des cas, les faits dont on dit : c'est la fortune qui en est la cause, peuvent être ramenés à un autre principe, s'ensuit-il donc que le hasard n'est pas aussi une cause? Aristote semble ne pas oser se prononcer 3 ; il se borne
1. « Par exemple, on peut se demander si la cause de la guérison d'un malade est le (bon) air, ou la chaleur, ou bien cette circonstance qu'il ne s'est pas fait couper les cheveux. Car parmi les causes accidentelles, les unes sont plus voisines que les autres. » Phys., II, ch. v, 14.