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nouvelle de la recherche du bacille de Koch dans les erachats, est celle de l’antilormine-ligroïne. Les crachats sont dilués avec de l’eau distillée et traités par une solution d’antiformine (hypochlorite de potassium et potasse) à 40 pour cent. Dissolution des éléments organiques en deux ou trois heures, les bacilles subsistent. On ajoute alors une petite quantité de ligroïne (substance de la famille des éthers, des. pétroles), on agite, et les goutelettes de ligroïne remontent à la surlace en entraînant avec elles les bacilles, qui forment une couche spéciale entre l’antiformine et la ligroïne. Il ne reste plus qu'à prendre au moyen d’une spatule de platine une petite parcelle de la pellicule grisâtre, où sont les bacilles, et de colorer suivant la technique habituelle.
De nombreuses expériences ont été faites pour déterminer la résistance du bacille de Koch contre la dessication (Schill et Fischer, Germani, Maffuci, Cadéac et Mallet, etc...) Il conserve sa vitalité et sa virulence pendant plusieurs mois. Il n’est pas détruit par une exposition de deux ou trois heures à une température sèche de + 100° et reste vivant plus de sept heures à + 70°. Il résiste au froid ; la congélation ne suflit pas à lui faire perdre sa virulence. Il peut aussi vivre très longtemps dans le sol ; des fragments de poumons d’un cobaye tuberculeux, enterrés à une profondeur de 80 centimètres, auraient conservé leur virulence après un séjour de 167 jours. Schotellius en 4890, avait trouvé des bacilles virulents dans des poumons enterrés depuis plus de deux ans. Il est peu sensible à la lumière; des crachats désséchés au
préalable et exposés ensuite au soleil sont encore Virulents après 40 jours ; 1] se conserve bien dans l’eau. Dans les crachats, le mueus et l’albumine enrobent le bacille et, si ces matières sont coagulées, elles vont former une coque protectrice contre les agents stérilisateurs.
Il résulte de cette grande résistance que le bacille de Koch se rencontre un peu partout dans la nature. Dans l'air des salles occupées par des tuberculeux, il est en grande abondance ; on l’a retrouvé aussi dans les fosses nasales des infirmiers, ete.
Puisque la virulence du bacille se poursuit aussi longtemps, il est de toute nécessité de le détruire aussitôt qu'on le peut. Tout d’abord il faut détruire le baclle humain à l'émission.
« Cracher dans la rue, c’est cracher dans la bouche de son voisin », telle est l'expression imagée que l’on trouve dans l’Aygiène Moderne de Héricourt. La délense de cracher par terre est une mesure publique qui n'est suivie d'aucun effet, parce que non observée. D'autre part, il serait peut-être plus facile d'obtenir du public qu'il ne crache pas que de lobliger à cracher dans des crachoirs. Malgré tout, utilisation de crachoirs collectils dans les agglomérations, individuels pour le tuberculeux à la chambre où celui qui vaque à ses occupations, est une mesure prophylactique absolument nécessaire.
Pour les erachoirs collectils, le Congrès d'hygiène a décidé :
1) Qu'il fallait les remplir jusqu'à une certaine hauteur avec une solution antiseptique, afin d’éviter le
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déssèchements des crachats et d’'amoindrir la virulence des microbes.
2) Qu'il fallait les placer à une certaine hauteur pour éviter toute maladresse dans la projection des crachats ;
3) Qu'il fallait n’adopter que les erachoirs en métal ou en verre susceplibles de pouvoir être stérilisés par la chaleur.
Les modèles de crachoirs collectifs sont en nombre infini; les uns, destinés à être fixés aux murs, au moyen d'anneaux métalliques ; les autres, reposant au-dessus du sol, au moyen d'une tige rigide s’adaptant à un socle suflisamment lourd pour éviter leur renversement. Chambisseur (In Thèse Lyon 1902) vante un crachoir construit par Gulton et Genestier de Lyon, que l’on trouve dans les hôpitaux de l’Antiquaille et au sanatorium d’'Hauteville en cuivre nickelé ou en verre de couleur.
Il existe aussi des crachoirs en pâte de papier, garnis d'un peu de tourbe et destinés à être détruits par ignition. Ils sont engaînés dans une armature métallique et pourvus d’un couvercle indépendant du récipient et dont le jeu est assuré par une pédale. Leur grand inconvénient c'est de nécessiter la manœuvre de la pédale, et le publie déjà s1 réfractaire à l’utilisation des erachoirs mis à sa disposition, se relusera tout à fait à leur emploi, s'il lui en coûte l'effort le plus minime. D'autre part, leur facile imprégnation, leur coût assez élevé, puisqu'ils doivent être renouvelés au moins toutes les vingt-quatre heures, contre indiquent leur emploi. Il existe des modèles
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plus petits destinés aux malades alités, ils présentent les mêmes inconvénients que les premiers (saui la manœuvre de la pédale qui ici n'existe pas) et en plus leur légèreté excessive leur enlève toute stabilité : on les a bien entourés d’une gaîne métallique, mais malgré tout, l’inattention des malades et l’inhabileté de leurs mains tremblantes de faiblesse ou de fièvre, font que ces crachoirs se renversent trop facilement. Il faudrait qu'en donnant aux crachoirs la forme d’une large écuelle, on mêlât dans la pâte qui sert à leur construction, du goudron ou une autre matière lourde et combustible leur assurant une étanchéité plus parlaite, un poids et une stabilité plus grands.
Pour les tuberculeux qui vont au dehors, il est nécessaire qu'ils se munissent de crachoirs, dits de poche, constitués — au moins les plus simples — par un simple petit flacon hermétiquement clos. Cette condition idéale ne sera pas souvent remplie ; on se représente facilement l'ennui, la répulsion que doit éprouver un malade qui porte un crachoir dans sa poche, et qui doit s’en servir devant témoins. On a remédié à ces inconvénients en imaginant des mouchoirs en papier : ils sont renfermés dans une boîte à deux compartiments qui reçoivent l’un les mouchoirs propres, l’autre les mouchoirs sales (ces derniers devant être brûlés).
Enfin, pour le malade alité, pour le malade des hôpitaux, on peut adopter le modèle des crachoirs collectifs, mais en petit. Celui de M. le professeur Courmont, qui existe dans son service de tuberculeux à l’Antiquaille, est en cristal opaque et muni d’un couvercle de carton.
Il serait désirable que tous les crachoirs fussent munis de couvercles : la tuberculose peut se propager par les mouches, comme dans les faits ‘apportés par Spillmann et Haushalter, André ; mais, on ne peut pas imposer cerlains ennuis aux collectivités, et ce desideratum ne peut s'appliquer qu'aux malades traités dans les hôpitaux, les sanatoria.
Au Dispensaire antituberculeux de Lyon, il existe trois modèles de crachoirs :
a) Des crachoirs collecüls en verre de teinte bleue, étranglés à leur centre et fixés aux murs au moyen d’un anneau métallique qui les enserre au niveau de leur étranglement ;
b) Des crachoirs de poche consistant en une fiole de verre de même couleur que les précédents, et munis d’une rondelle de caoutchouc et d’un couvercle métallique qui assurent une fermeture hermétique ;
c) Des crachoirs pour tuberculeux à la chambre (crachoirs Leune-Paris) de même forme, et de même
couleur que les premiers, mais d’un modèle plus petit.