‹ Étude Sur La Facilité De La Révision De Notre Constitution De 1875Chapitre 33 sur 46 · PEER · texte numérisé non relu

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de tranquillité et de quiétude étant revenue, la représentation nationale change et bon nombre d’orléanistes, de légitimistes surtout perdent leurs sièges aux prochaines élections pour laisser la place à des républicains modérés ou à des radicaux comme M. Barodet, à Paris, qui passa contre M. de Rémusat, cependant ministre des affaires étrangères.

Le classement des différents partis de l’Assemblée était : Deux cents républicains tant modérés que radicaux, quatre cents conservateurs tant orléanistes que légitimistes, et enfin une trentaine de bonapartistes. On voyait le comte Joachim Murat, le prince de Joinville et le duc d'Aumale, Victor Hugo, Jules Javre, Jules Simon, Jules Grévy, l'impétueux Gambetta, déjà célèbre, bien qu'homme nouveau, Dufaure, Waddington et surtout M. Thiers, l’ancien ministre du roi Louis-Philippe, le petit homme fin et matois, qui sous Napoléon III était resté à l'écart du gouvernement. qui avait été sous ce règne l’incarnation de la prudence, de l'expérience et de la prévoyance, l'esprit pratique et positif formant l’antithèse et un contraste parfait avec le chercheur d’aventures qu'était le souverain.

L'Assemblée réunie, une question se posait : à quelle forme de gouvernement allait-on recourir et la France allait-elle voir la royauté antique restaurée ou entrer dans une ère nouvelle ? Certes les royalistes dominent au sein de l'Assemblée: étant le nombre, ils vont rétablir le roi ? Non, car ils sont divisés d'opinions, car le prince n’est pas prêt, car il faut aller au plus pressé qui est le salut et le relèvement de la patrie, car d’ailleurs ils ne le

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peuvent pas, ils n’ont pas d'homme d'action et d’énerg

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suffisante, ils n'en ont qu’un, M. Thiers, et les pensées de M. Thiers sont insondables, et quand plus tard elles se dévoilent, M. Thiers a déjà mis au jour la République

et l'enfant est né viable.

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