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le recevoir, de le présenter aux troupes au camp de Satory, se taisait, il attendait sans impatience l’heure de Dieu.
Toutefois, le 7 juillet parut un nouveau manifeste, le manifeste du désespoir; le comte de Chambord ne retirait rien de ce qu'il avait déjà dit. De l'avis de tous, écrit M. Hanotaux, ce manifeste, c'est la fin de la monarchie. C’est alors que nous voyons l'influence du duc de Broglie reprendre, plus considérable qu'auparavant, c'est alors que nous voyons les légitimistes désespérés, stupéfaits d'avoir voté le septennat qui fermait la porte au comte de Chambord pour sept ans et établissait la République pour sept ans, c’est alors que nous voyons le triomphe des orléanistes, du duc de Broglie, l’auteur du septennat, que nous voyons ces orléanistes rêver du duc d’Aumale comme successeur du Maréchal, que l’on parle d’une sorte de stathoudérat des princes d'Orléans en attendant le décès du comte de Chambord, moment où ces princes remonteraient sur le trône. Les orléanistes sont revenus au pinacle. Dans son message présidentiel de juillet 1874, le maréchal demande le vote prochain « d'institutions régulières, » mais il ne prononce pas le mot de République. Désormais les légitimistes sont écartés. Le gouvernement s’est mis en garde contre l’extrême-gauche par cet article des lois de 1875 : « Pendant la durée des pouvoirs du Maréchal, la revision des lois constitutionnelles ne peut être faite que sur sa proposition. »
Les rêves des orléanistes vont-ils se réaliser ?