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Les trois essais envoyés à la filature ont donné pour 2 kilos de cocons :
Premibressaianu: & 164. 0.536680 Dé ReMEESSA -.........,..,.. 0,561660 Troisième essai................. 0,565540
1 Li hr sdts a __1,663880
1. Habituellement jusqu’à 1.000 kilos on prélève des essais de 2 kilos ; de 1.000 à 2.000 kilos des essais de 3 kilos et audessus des essais de 4 kilos.
J. Got 2
Il faut donc 3 kgr. 60602 de cocons pour faire 1 kilo de soie : de sorte que le kilo de cocons vaudra 10 fr. 648 au lieu de gfr. 60.
Le filateur qui fait des essais est payé environ :
20 fr. pour un essai de 4 kgr.
16 fr. — 3 kgr.
19 fr, — 2 kgr.
8 fr. — 1 kgr.
et lacondition publique de soie de Marseille rédige, pour l’achat que nous prenons comme exemple, la facture suivante :
Frais, filature, port, timbre....... 48fr.
Conditionnement... .......:..:.,. 8 fr. 4o CDN ET Hans 11 fr.
Fourniture sacs.................. & fr.
ER PEER ET 71 fr. 4o
Ces frais restent à la charge : moitié au vendeur, moitié à l'acheteur.
Ces marchés sont en général conclus au comptant, mais ils peuvent l’être à terme.
Les marchés à terme, sont cependant plutôt rares parce que la spéculation ne joue pas dans l’industrie soyeuse,un rôle aussi grand et aussi désastreux, que dans l’industrie cotonnière. On n'y rencontre que rarement des spéculateurs de « ces hommes
qui n’ont jamais tissé, ni filé,qui n’ont jamais touché une balle de cocons et qui pourtant font la loi sur les marchés de soie (1). »
En s’approvisionnant sur le marché intérieur, le filateur achète des cocons frais, le marché extérieur ne lui offre que des cocons secs.
Sans doute pour ses achats, le filateur sait bien que à kilos (exactement 3 kgr. 32) de cocons frais valent 1 kilo de cocons secs, mais a-t-il un intérêt à préférer les uns aux autres ?
On fait remarquer que le cocon est plus facile à examiner au point de vue de ses qualités alors qu’il est encore frais; d’autre part, en achetant les cocons sur les marchés séricicoles de sa région le filateur achète un cocon dont il connaît la provenance et le rendement non seulement au point de vue de la quantité, mais au point de vue — très important pour la soierie lyonnaise — des qualités.
Enfin, il est très important que le filateur puisse faire subir lui-même aux cocons frais l'opération industrielle de l’étouffage, il connaît mieux ainsi son cocon, et aussi il le prépare mieux.
Mais, le filateur qui achète des cocons indigènes les paie comptant : il est obligé de faire un déboursé immédiait considérable et il doit les acheter au moment de la récolte, alors qu'il ne prévoit pas
1. Congrès international de l’industrie cotonnière qui s’est tenu à Zurich au mois de mai 1904.
encore ce que sera ultérieurement le marché de la soie ; avec les cocons secs étrangers, au contraire, il peut organiser et répartir ses achats selon les cours du marché international des soies en immobilisant des capitaux minimes. Il a donc naturellement tendance à s’approvisionner de cocons étrangers plutôt que de cocons français. Et c’est précisément pour empêcher que les cocons étrangers ne soient introduils dans le seul but d’impressionner les cours que l’article 5 dela loi du 11 juin 1909 ne permet leur circulation en France qu’en vertu d’acquits à caution garantissant leur prise en charge dans une filature ou leur reexportation.
Maintenant que nous savons où et comment le filateur peut faire ses approvisionnements, il nous reste à déterminer d’après quelles bases il les fera.
Le filateur questionné sur ce sujet répond qu'il achète des cocons frais pour faire marcher son usine pendant trois mois. Il indique ensuite que pour alimenter une bassine produisant environ 75 ou 80 kilos de soie par an à 300 journées de travail il faut 300 kilos de cocons secs ou 900 kilos de cocons frais.
Si nous prenons comme exemple une filature de soixante bassines — c’est la filature ordinaire — le filateur achètera environ 36.000 kilos de cocons frais, et en plusieurs achats successifs aura encore besoin de 7.000 kilos de cocons secs qu’on lui livrera en balles de 45 à 60 kilos maximum.
En prenant comme base de nos calculs le prix moyens de 3 fr. 70 pour les cocons frais le filateur devra débourser 133.200 francs et au cours moyen de 11 fr.25 pour les cocons secs il paiera 98.960 fr., de sorte que ses débours pour les achats de la matière première s’élèveront à 211. 950 francs (1).
Cette matière première, nous l’avons signalé, manque en tant que production nationale sur le marché intéreur.
On peut s'étonner qu’une industrie implantée chez nous depuis plusieurs siècles et, à laquelle se sont toujours intéressés les pouvoirs publics ne trouve pas sur place de quoi s’approvisionner.
Cela tient à plusieurs causes. Et d’abord la sériciculture exige de ceux qui veulent vivre d'elle des connaissances techniques sinon nombreuses du moins assez précises en même temps qu’uneattention, une surveillance de tous les instants. Souvent même les soins les plus minutieux ne suffisent pas pour assurer la réussite d’une éducation de vers à soie.
Les conditions climatériques ont une grande influence sur le développement des vers. Il est indispensable que pendant leur courteexistence, la température ne subisse pas de trop grandes variations, car, quelques journées de chaleur excessive — comme la chose n’est pas rare dans les Cévennes à la fin de