‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 101 sur 221 · Morals and Dogma, pp. 7G et · texte numérisé non relu

Morals and Dogma, pp. 7G et

148 I-A FRANC-MAÇO.NNERIE AMÉRICAINE

dérer quelques centaines tie millions de chiéliens comme une quantité négligeable ; car ce sont justement les (jueslions qui les préoccupent et qui rei^oivenl de la religion chrétienne une réponse précise ; et s'ils ne la recevaient pas, ils ne se tiendraient pas pour satisfaits. Tout catholique, tout enfant protestant bien instruit sait que son âme a été créée de Dieu ; il sait qi^elle a été créée pour connaître, aimer et servir Dieu, et, en observant sa loi, obtenir le salut. Elle sait de plus qu'elle est destinée à une éternité de bonheur ou de réprobation et de malheur. Il est étrange que des gens puissent chercher la lumière dans la Maç;onnerie qui confesse son ignorance sur des points si fondamentaux. Il est étiange qu'ils puissent quitter le certain pour ce qu'on proclame incertain 1

Mais n'allons pas trop vite. La Maçonnerie laisse-t-elle ses initiés sans instruction sur ces points? Loin de là. Elle a sa théorie à elle, et elle l'enseignera. Lorsqu'elle semble glisser légèrement sur ces sujets, c'est afin d'ébranler la foi. si elle existe, dans l'âme deson néophyte, afin d'y substituer son propre credo Lorsqu'elle envient à élever l'édifice de ses théories, son ton est celui d'iui mailre. Acceptez, dil-elle, les symboles des anciens sages, et posez dans votre cœur, pour fondement solide de la doctrine maçonnique, l'idée que l'âme est d'une nature divine ; qu'elle a pris son origine dans une sphère voisine de la Divinité ; qu'elle en est une émanalion,el, qu'après la mort, elle y lelournera pour y être réabsorbée ; qu'elle doit être purifiée du péché ; que limpossibililé d'éviter le péché est, en l'ait, une condition de noire existence mortelle, puiscjue, par l'union de l'âme avec le corps, le péché devient, en quehpie façon, une partie de sa substance ; que le péché est donc imputable au corps, et non a l'âme. Admettez tous ces principes sans un mot de preuve, et, sur le fondement profond <le votre crédulité maçonni- • pie. la Maçonnerie élèvera un édifice renuirquable par sa largeur et par sa hauteur.

(.)iielle est donc la théorie maçonni(pie de l'âme? A la page 520 de Morals and Dogma, \e F.*. Pike nie expressément que nous puissions nous former une idée de l'immatériel. Il avait déjà allirmé à la page précédente que, seul, le matériel peut exister. Il semblerail flonc que, logiquement, il doit tenir l'âme pour matérielle. ■< Nous n'avons pas le pouvoir de nous former en nous-mêmes, dil-il', une idée quelconque de ce qui est immatériel. Nous employons ce mol, mais il nous apjiorle unicpiement la notion de l'absence et de la négation de la malérialilé ; et celle-ci, s'évanouissant, semble nous laisser seulement l'espace et le temps infinis et sans bornes ».

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