‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 103 sur 221 · Op. cil., p · texte numérisé non relu

Op. cil., p

15') LA Fli VNC-MAÇONNERIE AMKRICAINE

« se conlracle », « émet des parlies de sa substance ». La matière seule est sujelle à semblables modifications. Mais ne soyez pas surpris de voir le Frère chani^er complètement d'avis quand cela luiconvient, et de l'entendre nous dire, sans un mot d'explication, que l'âme de l'homme est immatérielle.

«( Au commencement, dit-il', l'Univers n'était qu'Une seule Ame. 11 était le Tout, seul avec le Temps et l'Espace, et infini comme

eux Il eut celle pensée : « Je vais créer l'homme, dont l'àrae

sera à mon imay^e. et il dominera ». El voilà que ïHomme apparut avec ses sens, son instinct et sa faculté discursive ».

" — El cc[)('iitlanl ce n'élait j>as enrore l'homme I conliniie-l-il, mais seulement un animal cpii rcs|iirail. voyait et pensait ; jusqu'au moment où une élincelle immatérielle de l'Etre Infini de Dieu pénétra son cerveau, et devint son Ame ; voilà l'Homme, l'iinmorlel ! C'est ainsi (pie l'homme est le triple produit île la pensée de Dieu : il voit, entend et sent ; il pense et raisonne ; il aime et est en harmonie avec l'Univers ».

Nous avons donc ici riioniint' triple : l'homme sensible, l'homme doué lie raisonnement, l'homme divin; cependant, malgré loul cela, l'homme, en tant qu'il esl à l'image de Dieu, est un simple animal. Je vais créer Thonime à mon image, dil Dieu. « El voilà l'homme avec ses sens, son instinct, sa faculté discursive — et cependant ce n'est pas l'homme ! mais un animal ijui respirait, voyait el pensait », dil le F.-. Pike. C'est l'étincelle provenant de l'Etre même de Dieu qui est, à proprement parler, l'ame humaine. Ce rayon est donc quehjue chose de separable el dentièremenl distinct de l'àme de l'homme^douée de sensibilité et de raisonnement, car l'homme, sentit el pensa avant de la recevoir. En conséquence, l'homme, en tant<pi«' pensant el raisonnanl, est. suivant notre auteur, un pur animal; même avec la pensée et le raisonnement, ses actions ne sont pas, à vrai dire, celles de l'homme, car elles ne le deviennent qu'après la réception de l'étincelle de la Divinité.

Ah ! raison ! raison ! Vous don! la Maromierie préleud faire si grand cas, voyez comme vous èles dclrùnéc el mise au rang des brutes, quand cela sert aux fins de la Secte ! Ce n'est pas vous qui «onstituez l'homme, l'homme. C'est un aulre principe ; un rayon direclemenl émané de la Divinité, distinct de vous el qui, entrant dans noire cerveau, devient noire i^me : et ce rayon quittera un jour notre cerveau i>t vous laissera constituer, si vous pouvez, l'animal respirant comme devant.

Et les effets moraux de celle doctrine? Le rayon divin ne peut

Page 1