Morals and Dogma, p
KT LAMi: HUMAINE 151
faire le mal. D'un autre côlé, un pur animal n'est pas moralement responsable. Et cependant l'homme est manifestement, responsable ; mais il est responsable en tant qu'homme ; et ce qui le constitue en tant qu'homme est divin, et partant impeccable. Mais nous verrons cela plus tanl.
Donc, conformément à cette théorie de la divinié de l'àme, elle existait avant d'être unie au corps, k Cette opinion de la préexistence des âmes, substances pures et célestes, avant leur union avec nos corps, qu'elles sont venues animer du haut du ciel, dit le F.-. Pike\ remonte à une haute antiquité. Un rabbin moderne Manasseh Ben Israël, assure qu'elle fui de tout temps reçue chez les Hébreux. C'était celle de la plupart des philosophes qui admettaient l'immortalité de l'âme, et, par conséquent, elle était enseignée dans les Mystères ; en elfet, comme le dit Lactance, ils ne pouvaient concevoir comment l'âme survivrait au corps, si elle n'avait pas existé avant lui, et si sa nature n'était pas indépendante de celle du corps. La même doctrine fut adoptée par les plus instruits des Pères grecs et par beaucoup de Pères latins, et elle prévaudrait probablement aujourd'hui, si les hommes prenaient la peine de réfléchira ce sujet et de se demander si limmorlalité de 1 âme n'implique pas sa préexistence ».
« Quelques philosophes, conlinue-t-il, soutenaient que l'àme était emprisonnée dans le corps en punition de fautes commises dans une existence antérieure. Mais comment ils conciliaient cette idée avec l'inconscience de la même âme par rapport à cette existence antérieure, ou aux péchés commis alors, on ne le voit pas. D'autres soutiennent que Dieu, de sa pure volonté, envoya l'àme habiter le corps. Les Kabbalistes unissaient les deux ojunions. Ils enseignaient qu'il y a quatre mondes : Aziluth, Briarth, Jezirath et Aziath : le monde de l'émanation, celui de la création, celui des formes et celui de la matière, ainsi hiérarchisés, l'un étant au-dessus de l'autre et plus parfait, à la fois en ce qui concerne leur propre nature et celle des êtres qui les habitent. A l'origine, toutes les âmes étaient dans le monde Azilulh, le plus élevé des cieux, séjour de Dieu et des esprits purs et immortels. Ceux qui descendent de ce monde sans avoir commis de faute personnelle, mais par l'ordre de Dieu, sont doués d'un feu divin qui les préserve de la contagion de la matière et les rétablit dans le ciel aussitôt que leur mission est terminée. Ceux qui en descendent par suite d'une faute personnelle vont de monde en monde, perdant peu à peu leur amour des choses divines et leur contemplation d'eux-mêmes, jusqu'à ce que, tom-