Morals and Dogma, p
bant (le leur propre poids, ils alteignenl le monde Azialh. Tout ceci est du pur platonisme, revêtu des termes et des figures propres aux Kabbalistes ».
A lire le F.-. Pike, on pourrait s'imaginer que les Pères grecs les plus savants tinrent conseil pour se déclarer en faveur de la préexistence des âmes, alors que c'est exactement le contraire. Seul, Origène soutint cette opinion, que les autres blâmèrent et condamnèrent ; quant aux Pères île l'Eglise latine, pas un ne partagea un instant cet avis. Nous pouvons juger par de tels exemples, qui se rencontrent fréquemment chez le F.-. Pike, de la confiance que nous devons lui accorder. Il est absurde, d'après lui, de croire à l'immortalité de l'àme après sa création. si Ion n'admet pas une immortalité préexistante, car il [)iélend que chaque pensée, chaque volonté, chaque action subsistera à travers les siècles, du moment où elle aura pris naissance. Soutiendrait-il que la pensée que nous avons en cet instant, l'acte que nous accomplissons pour la première fois préexista de toute éternité ? S'il en est ainsi, l'absurdité d'une telle théorie sera la meilleure réfutation de la première.
Et encore, avec toute cette préexistence et cette Divinité, quel triste tableau ne fait-il pas du Divin dans l'homme ! « S'il n'y avait rien de Divin dans l'homme, dit Pike', que serait- il après tout, sinon un animal plus intelligent que l'homme? Celui-ci n'a ni défaut ni vice que tel ou tel autre n'ait pas ; donc, dans ses vices, il n'est qu'un animal d'ordre supérieur; d'autre part, il n'a presque pas de supériorité morale, il n'en a aucune peut-être — même parmi les vertus les plus excellentes, comme la générosité, la fidélité, la magnanimité — que tel ou tel animal ne possède à degré égal ».
Nous avouons que le F.-. Pike a une façon singulière d'arriver au divin dans l'homme. Il dit : Comparez l'homme aux animaux qui sont considérés comme ses inférieurs. Mettez en parallèle leurs vices et leurs vertus. Les bêtes sont ses égales pour les vices, mais, pour les vertus, elles lui sont supérieures: donc, il doit y avoir quelque chose de «liviii dans l'homme. Au lieu de montrer le côté divin, cher F."., vous prouvez le C(Mé bestial; et bien loin de démontrer que l'homme est un animal supérieur, vous le mettez manifestement, au-dessous des luiiiii.nix.
« Comme ces choses, dit-il encore-, d(''|)assent de beaucoup noire enicndeineni, et comme, dans la (leiièscles mois employés pour exprimer l'origine des êircs ont un sens incerlaiii.el (pi'on peutindifférenimcnlles rendit» pai" » eiigendrt'^ ». " |)i(»(iiiil ». « fait », « créé ». il esi inutile de disserler longu«'menl pour savoir si l'Ame ou l'Es-