‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 107 sur 221 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

à employer. On nous l'a bien enseigné dans « Le Choc de l'Entrée », mais nous étions alors trop naïfs pour comprendre.

« Il doit non seulement se produire un changement, nous dit Mackey,' pour entrer dans l'avenir, mais encore une mort complète au passé ; car l'initiation est, en quelque sorte, une mort au monde et une résurrection à une vie nouvelle. Et de là vient (pie, chez les (irecs. le môme mot signifiait à la fois mourir et élre initié. Mais, pour celui qui croit à l'immortalité, la mort n'est (pi'une nouvelle naissance ».

Et le F.-. Pike ajoute : '- « L'initiation était considérée comme une mort mystique ; une descente dans les régions infernales, où toutes les souillures, les taches et les imperfections d'une vie mauvaise et dissolue étaient lavées parle feu et par l'eau ; et l'on disait alors que l'Epopte parfait était régénéré ; c'était un nouveau-né, rendu à une vie nouvelle de lumière et de pureté ; l'Epopte était placé sous la protection divine ».

L'initiation est en Maçonnerie ce qu'est le baptême pour les chrétiens ; elle est plus encore, car pour les chrétiens, l'âme baptisée peut se perdre par sa faute; en Maçonnerie, l'àme régénérée commence sa vie immortelle.

« La terre, qui tient enchaînés un si grand nombre d'esclaves, dit le 1'".". Pike ^est à la fois pour le Maçon le point de départ et le but de 1 immortalité. Nombreux en elTet sont ceux qu'elle enterre sous l'amas des soucis vains et des futilités absorbantes. Mais, pour le Maçon, elle est la montagne haute des méditations, où il a devant lui et autour de lui le Ciel, l'Infini, l'Eternité. Pour les âmes élevées, pures et vertueuses, cette vie est le commencement du Ciel et une partie de l'immortalité ».

<Jn s'imaginerait, en lisant ce passage du F.'. Pike, que le Maçon, tel un '^austère anachorète, est sans cesse occupé] à méditer profondément les vérités éternelles : mais les facultés Imaginatives du F.-, sont souvent très ca[)ricieuses et donnent paifois Pun air de roman à ses écrits les plus sérieux. « Il occupe un rang des plus distingués parmi*les auteurs et les historiens maçonniques et même pai-mi les jioèles; son zèle infaligable est sans pareil », dit le F.*. MacClenachan *.

Telle est la doctrine de la Ma(;oiHierie sur l'àme humaine : doctrine découpée, divisée entre un grand nombre de degrés.

Page 1