Funk et Wagnalls C ., vul.III.Jp
li'rre. Toutefois,, cette assertion ne s'applique qu'au juste. A la mort de l'impie. Neshamah, souillk^ de péchés, rencontre des obstacles qui lui rendent didicile le retour à sa source; et tant que ce retour n'a pas eu lieu, Ruah ne peut entrer dansI'Eden. et Nefesh ne trouve aucun repos sur la terre. A cette doctrine se rattache étroitement celle de la transinitrration de l'àme. sur laquelle la Cabala insiste longuement. Pour que l'Ame puisse remonter à sa source, elle doit avoir atteint d'abord l'entier développement de toutes ses perfections dans la vie terrestre. Si elle n'a pas rempli cette condition dans le cours d'une existence, tout est à refaire pour elle dans un autre corps, et ainsi de suite, jusqu'à ce que sa tâche soit accomplie. La Cabale Lurianicjue ajoute à la métem[)sycose proprement dite la théorie de l'imprégnation des âmes; c'est-à-dire (pie si deux âmes ne se sentent pas à la hauteur de leurs lâches. Dieu les unit dans un seul corps alin qu'elles puissent se soutenir et se compléter mutuellement. comme par exemple le font l'aveugle et le paralytique de la fable'. Si l'une des deux âmes a besoin d'aide, l'autre devient, pour ainsi dire, sa mère. la prend sur son sein et la nourrit ».
Nous avons cité ce passage en entier pour donner à nos lecteurs une vue d'ensemble bien nette de la doctrine kabbalistique au sujet de l'âme humaine, sans aflirmer que la Maçonnerie accepte cette théorie dans tous ses détails. Nous avons montré, parles ouvrages d'Albert Pike, qu'elle en accepte les points essentiels. Le temps nous manquant pour donner nos [)reuves, nous bornerons là nos assertions.
L'âme de riioninie. telle que nous la montre la lumière maçonnique,est dès lors une émanation de Dieu, une étincelle de la llamme divine; elle est donc divine elle-même. C'est une étincelle qui pénètre dans le cerveau de l'homme qui constitue l'Ame humaine. Cette Ame est au-dessus de la raison, distincte de la raison qui fait partie de l'homme animal. En conséquence, la raison n'est pas le véiilable guide de l'homme, tant en ce cjui regarde la vérité, (ju'en ce (jui se rapporte à la morale : en elTet l'homme est homme en vertu de son princi|)e divin, et non en vertu de la raison.. Mais cette partie divine de l'homme, quand elle pénètre dans le cerveau, et s'unit aux trois autres parties du principe qui lai! la vie de l'homme, ou pour parler plus exactement, aux trois autres principes inférieurs de la vie savoir : l'àuie inférieure. |).ir hupidle