‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 111 sur 221 · Morals and Dogma, pp. 3r · texte numérisé non relu

Morals and Dogma, pp. 3r

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grades supérieurs, la Kabbale soit la Bible, la Maçonnerie, ainsi (jue nous l'avons vu. va plus loin que la Kabbale et nous renvoie aux Mystères.

Que savez-vous exactement des Mystères? Vous n'avez que [leu de certitude et beaucoup de simple théorie.

« Tout dabord, je soutiens, dit le Docteur Mackey. qu'à l'origine lies temps, il existait des vérités certaines de haute importance pour le bien-être et le bonheur de l'humanité. Ces vérités avaient été communiquées — peu importe comment, mais très probablement par inspiration directe — à l'homme par Dieu ».

« Ces vérités consistaient principalement dans les propo.'^ilions abstraites de l'unité de Dieu et de l'immortalité île l'ûme ' ».

X Peu importe comment », dites-vous, Docteur; mais il imf^orte beaucoup au contraire. Vous exigez de nous l'abandon du prés^''nt et de l'avenir pour nous communiquer l'illuminai ion maçonniqut ; il nous importe au dernier point de savoir comment la Maçonnerie a obtenu cette lumière. Quoique vous prétendiez que vos buts soient identiques à ceux des mystères païens, vous ne prétendez pas descendre de ces mystères. Vous savez qu'ils étaient, comme les vôtres, communiqués sous serment aux initiés,et qu'une indiscrétion aurait coulé à ces derniers plus cher que leur vie. C'est pourquoi Noël -, que nous citons d'après vous, nous dit : « Les Mystères étaient des cérémonies secrètes que l'on pratiquait en l'honneur de ceitains dieux, el dont le secret était connu des initiés seuls. Ceux-ci n'étaient admis ipiaprès de longues et pénibles épreuves dont la révélation leur aurait covlté plus cher que la vie ». Rappelez-vous, Docteur, que vous n'avez pas, comme nous, le bonheur de posséder des livres écrits pour l'instruction des initiés, tels cpie le sont vos pro|)rt>s ouvrages, ceux du F.-. Pike, et ceux de tant d'autres auteurs mai-(>nni(jues. Et vous en convenez dans les termes les plus clairs.

.( QiKiul à l'ère préhistorique, dites-vous, celle tpii la rattache (la Maçonnerie) aux mystères du monde païen et aux vieux prêtres d'Eleusis, de Samolhrace ou de Syrie, — disons loyalement que nous n- traitons plus ici de la Franc-Maçonnerie, telle qu'elle est organisée actuellement, nous savons fort bien qu'elle n'existait pas en ce leuqis-là). Non, nous parlons d'une Science particulière, elative uniquement aux Mystères et à la Franc-Maçonnerie, «l'inie science que nous pouvons appeler .symbolisme maçonnique, qui constituait la véritable sève vitale des institutions anciennes et

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