LA. FRANC-MAÇONNERIE DANS SES RAPPORTS
après avoir adopté les dogmes maçonniques, cherche à les interpréter d'après avec sa foi particulière.
« Nous ne rabaissons, dit le F.-. Pike', l'importance d'aucune Vérité. Nous ne disons pas un mot qui puisse être jugé irrévérencieux à l'égard d'une foi quelconque. Nous ne disons pas au Musulman que ce qui est essentiel pour lui, c'est de croire qu'il y a un sevd Dieu, et qu'il importe peu que Mahomet ait été ou non son prophète. Nous ne disons pas à l'Israélite que le IMessie qu'il attend est né à Bethléem, il y a près de deux mille ans, et qu'il est hérétique de ne pas le croire. Et nous ne disons pas davantage au chrétien sincère que Jésus de Nazareth n'était qu'un homme comme nous, ou que son histoire n'était que la reproduction imaginaire d'une lég:ende plus ancienne. Tout cela dépasse notre juridiction. La Maçonnerie qui n'est d'aucun temps appartient à tous les temps ; n'étant d'aucune religion, elle trouve en toutes les religions ses grandes Vérités ».
»( Elle révère tous les grands réformateurs, dit-il, page 525 ; elle voit dans Moïse le Législateur des Juifs, dans Confucius etZoroastre, dans Jésus de Nazareth et dans l'Iconoclaste arabe, de grands professeurs de morale et d'éminents réformateurs, sinon quelque chose de plus ; et elle permet à chaque membre de l'Ordre d'en avoir une idée aussi haute que son Credo et la Vérité le demandent, et même de leur attribuer un caractère divin >>.
« La Maçonnerie, continue-t-il, n'est incrédule à aucune vérité, elle n'enlève la foi à aucun credo, excepté dans le cas où ce ci^edo abaisserait la haute estime de la Divinité, et la ravalerait au niveau des passions de l'humanité,, nierait la haute destinée de l'homme, attaquerait la bonté et la bienveillance du Dieu suprême, saperait ces grandes colonnes de la Maçonnerie : la Foi, l'Espérance et la Charité, ou inculquerait l'immoralité et le mépris des obligations actives de l'Ordre ».
La Maçonnerie n'apprend à être incrédule à aucun credo, excepté, — faites bien attention, cher lecteur, à l'exception.
Tout d'abord, le catholicisme rabaisse l'idée maçonnique de la Divinité.
« Sur l'ensemble des hommes, dit le F.-. Pike-, il n'y en a pas un sur dix mille dont les aspirations s'élèvent au-dessus des besoins journaliers de la vie animale la plus grossière. Dans notre temps et dans tous les temps, tous les hommes, à peu d'exceptions près, dans la pliq)arl des pays, sont nés pour être de simples bêtes de