Morals and Dogma, [t
•l. Ibid., pp. V95, 2%.
184 LA FB\NC-MAÇO.<NERlE DANS SES RAPPORTS
somme, les compagnons de tâche du cheval el du bœuf. Profondément ignorants, même dans les pays '< civilisés », ils pensent et raisonnenl à la laron des animaux aux côlés desquels ils peinent et se travaillent. Pour eux. Dieu, Ame, Esprit, Immortalité ne sont que des mots vides de sens. Le Dieu dos dix-neuf vingtièmes du monde chrétien n'est pas autre chose que Bel, Moloch, Zeus ou tout au plus Osiris, Milhra ou Adonaï, sous un autre nom, adoré avec les vieilles cérémonies ou formules rituelles du Paganisme. Ce quon adore comme le Père dans l'Eglise chrétienne, cost la statue de Jupiter Olympien qui était dans le Temple païen ; c'est la statue de Vénus qui est devenue la Vierge Marie ». 11 n'y a naturellement en cela rien dolTensant pour les oreilles catholiques et chrétiennes, car le F.-. Pike nous a donné l'assurance que la Fraternité n'est irrévérencieuse à l'égard d'aucune foil Mais peut-être sommes-nous chatouilleux à l'excès ; continuons.
Le Catholique accepte le Jéhovah des Hébreux tel qu'il nous est présenté dans l'Ancien Testament. En quelle estime le F.'. Pike le tient-il ?
» La Divinité de l'Ancien Testament, dit-il ', est partout représentée comme l'auteur direct du mal. dépêchant aux hommes des esprits mauvais et trompeurs, endurcissant le cœur de Pharaon et faisant porter sur tout un peuple l'iniipiité d'un seul. La grossière conception de la Sévérité l'emportant en Dieu sur la Miséricorde peut seule expliquer les sacrifices humains projetés sinon exécutés par Abraham el Jephté. Dans tous les temps el dans tous les pays du monde, les hommes, en général, ont reconnu l'existence d'un Dieu, sans se faire une idée convenable de sa dignité. La Jalousie Divine existe encore sous dilTérentes formes accommodées aux circonstances.
Dans Hésiode, elle apparaît sous la forme la plus basse de la méchanceté humaine. Dans le Dieu de Moïse, c'est une crainte de voir désobéir à son pouvoir autocralitjue qui prévient les révoltes politiques. Et même, les châtiments portés contre le culte rendu à d'autres dieux semblent souvent dictés plutôt par un souci jaloux de sa propre supériorité en tant que Dieu<quepar l'immoralité et le caractère dégradant de l'idolâtrie elh^même ».
Nous avons déjà noté, dans un précédenOchapitre-, ce (juc dil le F.-. Pike (p. 207) de la ilivinilé primitive des Hébreux ; nous nous abstiendrons donc de répéter ici la citai ion; il est « irritable, jaloux et vindicatif autant qu'ondoyant et irrésolu.... il commande d'ac-