AVEC LE CATHOLICISME ET LE CHRLSTIAXISME
complir les actes les plus révoltants, les plus hideux de cruauté et de barbarie »'.
« Telle était, dans le peuple, l'idée de la Divinité, continuet-il, et cela, soit que les prêtres n'en eussent pas de meilleure et se missent peu en peine de la redresser, soit que l'intelligence populaire ne fût pas assez développée pour pouvoir s'élever à une plus haute conception de la Toute-Puissance ».
« Mais telles n'étaient pas, ajoute-t-il, les idées du petit nombre d'esprits intelligents et éclairés chez les Hébreux. Il est certain que ceux-c/ avaient une notion vraie de la nature et des attributs de Dieu, aussi bien que les esprits du même ordre chez les autres nations : Zoroastre, Manou, Confucius, Socrale et Platon. Mais leurs doctrines sur cette matière étaient ésotériques ; ils ne les communiquaient pas largement au peuple; ils n'en favorisaient qu'une élite restreinte ; de même qu'en Egypte, dans l'Inde, en Perse et en Phénicie, en Grèce et en Samothrace, elles étaient communiquées, dans les mystères les plus célèbres, aux seuls initiés ». L'Eglise catholique proclame qu'elle n'a rien de commun avec les mystères ni avec les Kabbalistes, qui constituent l'élite restreinte. Donc, selon le F.-. Pike, et cette théorie lui est commune avec les auteurs ma(^onniques, l'Eglise ne peut revendiquer la vraie connaissance de Dieu. Le Dieu de l'Ancien Testament et de Moïse « est ravalé au niveau des passions humaines ». Pour les Maçons, il est une exception entre les autres dieux de l'antiquité.
De plus, le Catholicisme, suivant la Maçonnerie, repousse la haute destinée de l'homme. Celle destinée est la Liberté, l'Egalité, la Fraternité.
« Le Christianisme, dit le F.-. Pike', prêche la doctrine de la Fraternité ; mais il répudie l'égalité politique en enseignant continuellement l'obéissance à César et aux autorités légales. La Maçonnerie a été le premier apôtre de l'égalité. Dans les monastères régnent la fraternité et l'égalité, mais non la liberté. La Maçonnerie y a ajouté ; elle a réclamé pour l'homme ce triple héritage : Liberté, Egalité et Fraternité ».
« Les vérités, dit-il quelques lignes plus loin, sont les sources d'où découlent les devoirs, et c'est seulement depuis quelques siècles qu'une vérité nouvelle a commencé à se faire voir distinctement : que l'homme est supérieur aux institutions, et non les institutions à l'homme, Il a, par nature, l'empire sur toutes les institutions. Elles sont pour lui, dans la mesure de son développement. Ce n'est pas lui qui est pour elles... Libre Gouvernement, Libre Pensée, Libre conscience. Libre langage !. .