ÉTAIENT-ILS FRAXCS-MAÇONS
de toutes la plus ample et la plus efficace, comme nous la confirmons, la corroborons et la renouvelons de science certaine et de la plénitude de Notre autorité apostolique, par la teneur des présen» tes lettres, en tout et pour tout, comme si elle était publiée pour la première fois, de Noire autorité et en Notre nom, et Nous voulons et Nous décrétons qu'elle ait force et efficacité à toujours^ ».
Tel est le Pontife dont Lenning voudrait faire un ÏNIacon. Benoît XIV confirme sous une forme spécificfue la condamnation de son prédécesseur qu'il introduit mot pour mot dans la sienne ; puis, après un soigneux examen, il la rend perpétuelle ; et Ion voudrait nous faire croire qu'entre sa soixante-seizième et sa quatre-vingt-deuxième année, un certain Maçon, — chose aussi invraisemblable que beaucoup d'autres à ce sujet — initia le Pontife et en fit un Franc- Maçon. Quand, où, comment cela se passa-t-il? — Que l'imagination poétique réponde. La condamnation solennelle ne fut jamais révoquée, elle subsiste encore dans toute sa force, — et Benoît xiv mourut sans la rétracter. « Mais, dit le Rédacteur du New-Age, il est certain que, durant la dernière partie de son Pontificat, le Pape libéral et éclairé cessa, en fait, de persécuter les Francs-Maçons, donnant ainsi une base solide aux affirmations de Lenning ». Nous avouons qu'il nous est impossible d'imaginer ce que l'auteur entend par « la dernière partie » du Pontificat de Benoît XIV. 11 nous semble qu'un document de cette importance, émanant d'un homme de soixante-seize ans, six ans avant sa mort à l'âge de quatre-vingtdeux ans peut-être considéré comme ayant paru sufiîsamment près de la dernière partie de son règne. Nous sommes heureux de constater que le Dr Mackey avait une trop bonne opinion de l'intelligence de ses lecteurs pour leur présenter Benoît XIV comme Franc-Maçon.
L'histoire de Sa Sainteté Pie IX est taillée dans la même étofle, « Elle prit naissance en Allemagne, dit John (lilmary Shea, dans sa Vie du Pape Pie IX (pp. "291, Q9?) et ses auteurs rrurent qu'en plaçant la scène en Amérique, ils ne seraient point découverts. Ils déclarèrent donc positivement que Pie IX avait été reçu dans une Loge maçonnique de Philadelphie ; ils citèrent ses discours et affirmèrent qu'un certain nombre de ses autographes étaient conservés dans la Loge. Malheureusement pour l'histoire. Philadelphie est une ville située dans le monde civilisé ; ses habitants savent lire et écrire. Ils cherchèrent donc et déclarèrent après examen qu'il n'existait pas dans la ville de Loge maçonnique au nom indiqué» qu'en outre Jean-Marie Mastaï n'avait jamais été reçu dans aucune