Encyc, p. <)V
L ENSEIGNEMENT MAÇONNIOLE 15
de saisir l'entier épanouisseinent de la philosophie pythai>oricienne ».
Voilà donc lécole quimila la Franc-Maçonnerie dans linslruc-
tion donnée à ses membres; c'est pourquoi les « anciens Maçons
ont appelé P\ Ihagore leur vieil ami et leur frère ' «. « A son retour en Europe, dit le Dr. Mackey, il établit sa célèbre école à Crotone ; elle ressemblait fort à celle qu'adoptèrent plus tard les Francs- Maçons'. Gomme, dans l'école du Philosophe, il y avait des choses secrètes ne devant être communiquées qu'au petit nombre, de même il y a dans la Ma»;onnerie des choses secrètes qui ne sont confiées, nous dit le F.-. Pike, qu'aux seuls Adeptes ou vrais Elus. Ces choses sont les «< aporrhèta » de la Fraternité, qui ne peuvent être imprimés, qui ne doivent que passer des lèvres du maître aux oreilles de l'élève, et sur le nombre et la nature desquels l'opinion des Maçons est partagée. Ecoutons le F.-. Mackey discourant sur ce sujet : « Mot grec, y-rzoopr,-:-).. — Les choses saintes qui, dans les Anciens Mystères n'étaient connues que des initiés, et ne devaient [)as être révélées aux profanes, s'appelaient les ^'~ aporrhèta n. Quel sont les « aporrhèta» de la Frauc-Maçonnerie ? Quel sont les arcanes qui doivent rester secrets? Voilà la question qui a soulevé ces dernières années bien des discussions parmi les disciples de l'Institution. Si le domaine et le nombre de ces >< aporrhèta» sont très considérablement étendus, il est évident que bien des recherches importantes, accessibles à la discussion publique de la science maçonnique, seront interdites. D'autre part, si les «aporrhèta» sont limités à quelques points seulement, une grande partie de ce qui fait la beauté, la stabilité et l'efTicacité de la Franc-Maçonnerie, et qui dépend de son organisation comme association secrète et mystique, sera perdue. Nous tombons de Charybde en Scylla, et l'écrivain maçonnique a de la peine à manœuvrer de façon qu'en évitant d'un côté une exposition trop franche des principes de l'Ordre, il ne tombe dans l'oljscurité par trop de réticence. Les Maçons européens sont beaucoup plus larges dans leur conception de l'obligation du secret que les Maçons anglais ou américains. Il y a peu de choses, en effet, qu'un écrivain maçonnique français ou allemand refusera de discuter avec la plus grande franchise i?' On commence aujourd'hui à admettre généralement, et les auteurs anglais et américains s'appuient sur cette croyance, que les seuls aporrhèta de la Franc- Maçonnerie sont les signes de reconnaissance et les cérémonies spéciales et caractéristiques de l'Ordre ; en ce qui concerne ces