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10 l'enseignement maçonnique
dernières, les renseignements peuvent être publiquement donnés pour servir aux recherches scientifiques, pourvu qu'ils le soient de fagon à être obscurs pour les profanes et à n'être intelligibles qu'aux seuls initiés' ».
Nous sommes heureux que le Dr. Mackey adopte la conception la plus large, quoique nous doutions de ce qu'il dit de ses Frères continentaux; mais nous traiterons plus tard ce qui regarde les. documents écrits ; restons, quant à présent, sur le terrain de la doctrine orale.
u Une partie considérable de l'instruction communiquée on Franc- Macjonnerie, dit notre auteur, et, de fait, tout ce qui est ésotérique est donné oralement : une loi de l'Institution défend que celte instruction soit écrile. Il y a, dans cet usage et dans cette règle, une analogie frappante avec ce qui existait sous ces mêmes rapports dans toutes les institutions secrètes de l'antiquité.
« Dans tous les anciens mystères, on constate la même répugnance à confier à l'écriture les instructions ésotériques des hiérophantes ; et c'est pourquoi la science secrète enseignée dans leurs initiations était conservée dans des symboles dont la vraie signification était scrupuleusement cachée aux profanes ». Puis il continue, après avoir cité l'exemple des Druides et des Kabbalisles :
« L'Eglise chrétienne, elle aussi, au siècle qui suivit immédiatement l'époque apostolique, observa la même méthode d'enseignement oral. Les premiers Pères avaient grand soin de ne pas confier à l'écriture quelques-uns des dogmes mystérieux de \env religion, de peur que les païens qui les entouraient ne fussent mis au courant de ce qu'ils ne pouvaient ni comprendre ni apprécier. Saint Basile De Spii'itii Sanclo), traitant ce sujet au IV* siècle, dit : « Nous acceptons les dogmes qui nous sont transmis par écrit et ceux qui nous viennent des apôtres et qui nous sont parvenus cachés sous le mystère de la tradition orale ; car plusieurs choses nous ont été transmises sans avoir été écrites, de peur que le vulgaire, trop familier avec nos dogmes, ne perde le respect qui leur est dû ». Et il demande plus loin : «< Comment pourrait-il convenir d'écrire et de faire circuler parmi le peuple un exposé de ces choses, dont la contemplation est interdite à ceux qui ne sont pas initiés »?*
Vous êtes sans doute un peu alarmé, cher lecteur, de voir l'Eglise primitive mêlée aux mystères du paganisme, à l'école de Pythagore et à la Ma(;oimerie moderne, comme étant une .société secrète qui enseignait une doctrine au commun du peuple et en réservait une