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Voltaire n"étail-il pas Maçon? Le Fr.'. Mac Clenachan nous assure qu'il le fut ; « Voltaire, dit-il ', un des plus fameux écrivains français, naquit à Châlenay, près Sceaux, en 1694. Les débuts de sa vie furent dissolus et décousus. En 1728, il s'éprit follement d'une Madame du Ghâtelet... Pendant son exil en Angleterre, il s'imprégna des théories déistes, qui marquèrent sa vie. Il fui accusé d'athéisme. Il fut initié dans la Loge des Neuf Sœurs, à Paris, le 7 février 1778, en présence de Franklin et d'autres Maçons de distinction. Sa mort, le 30 mai 1778, donna lieu à une mémorable Loge de Deuil qui fut tenue le 28 novembre de la même année ». Si la morale de Voltaire est le type de celle de la Maçonnerie, nous ne portons point envie à la Fraternité. Benjamin Franklin avait été initié quelque temps avant 17.34-. Mais, si grande que soit notre admiration pour le talent de l'homme, pour son caractère sympathique, pour les services qu'il rendit à son pays, sa vie fut fort loin du type de la morale chrétienne.
« Ses mœurs, à cette époque, (c'est-à-dire au commencement de son âge viril), dit un récent biographe de notre sage, étaient assezbonnes, à en croire ses propres assertions. Il afTirme qu'il n'était ni malhonnête, ni injuste, et nous pouvons le croire sans difficulté, car ce ne furent point là les défauts de son caractère. Dans son Aulobiographie, il dit qu'il a traversé cette période de la vie « sans commettre volontairement aucune grossière immoralité, ou injustice, ainsi qu'on aurait pu s'y attendre, vu mon manque de religion ». Dans la première rédaction de son Autobiographie, il avait ajouté : '( A l'exception de quelques sottes intrigues avec des femmes débauchées, et qui me furent plus préjudiciables qu'à elles, à raison de la dépense ». Mais, dans le texte revisé, ces mots ont été rayés ^
Sa règle en fait de chasteté était la suivante :
« Chasteté. — Se livrer au plaisir vénérien rarement et seulement en vue de la santé ou tie la postérité, jamais au point de s'abrutir, de s'affaiblir ou de faire du tort à votre tranquillité, à votre réputation, ou à celle d'autrui^ ». Règle propre sans doute à éviter bien des excès, mais qui, cependant, s'éloigne beaucoup de l'idéal chrétien. « Ah ! mais il n'était pas encore Maçon ! direz-vous peut-être. Sans doute, cela est vrai, car la date de