‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 150 sur 221 · Jhid., p. 9J · texte numérisé non relu

Jhid., p. 9J

des Egyptiens, s'appelait Athor, ce qui signifie demeure d'IIorus et on la représentait ainsi». La morale, vue à cette /«m/ère, s'accordera très bien avec le système qui a formé l'objet de notre Etude, mais ce sera la sensualité païenne et non la chasteté chrétienne. Que peut-on attendre, en etïet, d'un système qui conduit ses disciples au culte phallique comme principe de religion? D'un système qui torture et contourne Jéhovah au poini d'en faire un Il-EUe? D'un système dont les principaux symboles ont tous une signification sexuelle, si l'on remonte à leur source ? Le Dr. Mackey nous indique bien la distinction à faire entre les deux systèmes, au sujet du mot « lis ».

« La plante dont il est si souvent fait mention dans l'Ancien Testament sous le nom de lis, comme étant l'emblème de la pureté et lie la paix, nous dit le Dr. Mackey ', était le lotus de l'Egypte et de l'Inde. Elle occupait une place d'honneur parmi les ornements de la décoration du Temple. Le bord de la Mer d'airain était parsemé de fleurs de lotus ciselées ; les chapiteaux qui surmontaient les colonnes du porche et le haut du fût de ces mêmes colonnes étaient ornés de la même plante,.. Le lis dont parle notre Sauveur pour figurer une beauté et une gloire spéciales, alors qu'il comparait les œuvres de la nature aux décorations de l'art, était une fleur différente ; probablement une sorte de lilium. C'est celte fleur qui est représentée dans tous les tableaux de la salutation de Gabriel à la Vierge Marie »... ■ .

« Il ne faut cependant pas oublier, ajoute-t-il plus loin, la différence qui existe entre le lotus de l'Ancien Testament et le lis du Nouveau. Le premier est une plante maçonnique ; c'est à peine s'il est fait mention du second. Quoi qu'il en soit, le lotus est constamment nommé au lieu du lis, et cette erreur, qui provient de l'ignorance des premiers traducteurs en fait de plantes sacrées, s'est glissée dans les rituels maçonniques ».

Non, le lis de la virginité de Marie et le lotus de la sensualité païenne n'ont, en réalité, rien de commun ! Le lotus, si renommé dans les religions de l'Egypte et de l'Asie, dit le Dr Mackey, est une espèce de Nymphsea, ou nénuphar, qui croît abondamment sur les bords des rivières dans les pays chauds... Les divinités brahmaniques sont presque toujours représentées soit ornées de ces fleurs, soit les tenant à la main comme un sceptre, soit assises sur elles comme sur un trône ». « Coleman dit^ reprend-il, que, pour les poètes hindous, le lotus était ce que fut la rose pour les

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