Masonic Rilualisl, p
luelle ' » ; à 0 élever le niveau moral el inlellecluel de la société en faisant avancer la science, en mettant des idées en circulation, en développant l'esprit de la jeunesse el en mettant graduellement, par la propagation d'axiomes el la promulgation de lois positives» la race humaine en harmonie avec ses destinées >^. Telle est la bien' faisance dont les murs des Loges font résonner la louange ; elle peut se répandre en pratiquant une légère saignée à la bourse des Frères, mais de plus, en certains cas, elle peut aider à refaire leurs finances appauvries, quand les charités catholiques sont confisquées au profit de la nation el que les FF.-, se trouvent fort à propos être la nation.
Quelle idée faut-il se faire de l'illumination maçonnique en ellemême ? Xos lecteurs le peuvent conclure des pages qui précèdent. Nous n'y ajouterons rien. Nous nous bornerons à considérer l'esprit de philanthropie dans la Maçonnerie, son amour de notre race, sa bienfaisance universelle, en prenant le mol universelle au sens de large ou générale. Et ici, en considérant son esprit à l'égard de la générosité ou de la parcimonie, nous devons le juger, non d'après la valeur que nous attachons à son illumination, ni d'après celle qu'on devrait lui accorder, mais d'après la valeur que la Maçonnerie elle-même réclame qu'on y attache. Si la Maçonnerie proclame, croit ou prétend croire qu'elle possède un trésor inestimable pour l'humanité, et si elle dispose de ses réserves avec parcimonie ; si elle exclut absolument de ses libéralités la plus grande partie de notre race; si elle l'exclut pour des raisons futiles ou sans raison aucune ; si elle en exclut des êlres humains liés à ses membres par les liens les plus tendres de la nature, il n'est personne qui, connaissant le véritable étal des choses, dise que sa philanthropie est large. Mais si, d'un côté, nous connaissons les prétentions de la Maçonnerie à l'égard de la vérité divine et de la morale) si, d'autre part, comme nous le prouverons avec évidence, elle est en bien des cas exclusive, nous ne saurions conclure aulre chose, sinon que son esprit de bienfaisance est élroit et qu'il ne possède pas l'universalité entendue au sens de largeur.
Car il est essentiel à la vraie bienfaisance de passer aux actes dès qu'il est en son pouvoir d'accorder un bienfait.
« Cogan, dans son ouvrage On Ihe Passions, dit le Dr Mackey -, définit ainsi la bienfaisance : « Quand notre amour ou notre désir