‹ Etude sur la franc-maçonnerie américaineChapitre 165 sur 221 · Jhid., p. H'J · texte numérisé non relu

Jhid., p. H'J

ramène à quatre chefs : qualités morales, physiques, intellectuelles et politiques. Toujours désireux de ne pas trop nous étendre, nous ne discuterons pas pour savoir si un certain nombre de ces qualités ne sont pas, au sens le plus strict, des qualités internes, par exemple, les qualités intellectuelles et morales. Consacrons le peu de place dont nous pouvons disposer ici à traiter des qualités physiques requises des candidats, car, une fois que nous nous serons bien rendu compte des restrictions qu'elles contiennent pour les membres de l'Ordre, retardant ainsi l'illumination maçonnique, nous pourrons facilement leur ajouter d'autres restrictions qui proviennent des premières.

u Pour le sexe, dit le Dr. Mackey' , le principe est absolu, c'est l'un des « landmarks » de l'Ordre ; la première condition requise pour l'initiation, c'est que le candidat soit « un homme ». Et il continue : « Ce principe écarte naturellement la femme de l'initiation ». Quels que soient donc ses rapports avec un Maçon, la femme est radicalement exclue, comme nous l'avons dit, de la vérité divine telle que la conçoit la Maçonnerie, et de la vraie morale. Cette exclusion est un « landmark » de l'Ordre, c'est-à-dire un principe essentiel et fondamental de la Maçonnerie, qu'il n'est pas en son pouvoir de changer. « En supposant qu'il soit possible à toutes les autorités maçonniques actuelles de se réunir en un congrès universel et qu'elles adoptent à l'unanimité quelque nouveau règlement, dit le Dr. Mackey-, ce règlement, tant qu'il ne serait pas aboli, aurait force de loi pour toute la Fraternité, cependant il ne serait pas un « landmark ». Il aurait bien, il est vrai, le caractère d'universalité, mais il lui manquerait celui d'ancienneté ».

« Il est une autre particularité qui s'attache à ces « landmarks », continue-t-il: c'est qu'ils sont immuables. De même que le congrès auquel je viens de faire allusion n'aurait pas le pouvoir d'établir un « landmark », il n'aurait pas davantage le droit d'en abolir aucun. Les « landmarks » de l'Ordre, comme les lois des Mèdes et des Perses, ne peuvent souffrir aucun changement. Ils restent ce qu'ils étaient, il y a des siècles, et ils demeureront tels jusqu'à ce que la Maçonnerie elle-même cesse d'exister ». Donc, aussi longtemps que la Maçonnerie sera la Maçonnerie, la femme, c'est-à-dire la moitié de l'humanité, par le seul fait d'une malechance physique qui l'a fait naître du sexe féminin, devra errer dans l'ignorance et les ténèbres intellectuelles et morales, hors de l'enceinte de la Fraternité. Et pourquoi?

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